۱۳۹۴ مهر ۲, پنجشنبه

تصاویر حضور خواهر و داماد خامنه ای در مراسم تدفیق برادر ملکی + تصویر

تقاطع: مراسم تشییع و خاک‌سپاری پیکر منصور ملکی، روزنامه‌نگار و منتقد هنری، روز سه‌شنبه (۳۱ شهریور-۲۲ سپتامبر) در “بهشت زهرا” تهران برگزار شد.
آقای ملکی همسر پری ملکی، خواننده‌ی قدیمی، و هم‌چنین برادر کوچک‌تر دکتر محمد ملکی، فعال سیاسی مخالف حکومت ایران بود.
موضوعی که باعث شد در مراسم خاکسپاری او علاوه بر اهالی هنر، گروهی از چهره‌های سیاسی و دوستان محمد ملکی نیز حضور پیدا کنند که از جمله آن‌ها می‌توان به محمد نوری‌زاد، علی‌رضا جباری، رضا ملک، پدر مصطفی کریم‌بیگی، و مادر سعید زینالی اشاره کرد.
حضور شیخ علی تهرانی، شوهر خواهر علی خامنه‌ای، و همسرش، “بدری حسینی خامنه” در این مراسم نیز از جمله نکات قابل توجه آن بود.
شیخ علی (مرادخانی) تهرانی، یکی از قدیمی‌ترین مخالفان جمهوری اسلامی در بیش از سه دهه‌ی گذشته به شمار می‌رود که بعد از مدت‌ها زندان، حصر خانگی، و تبعید، در حال حاضر در سکوت سیاسی به سر می‌برد و کمتر در مراسم عمومی حاضر می‌شود.
همسر آقای تهرانی، تنها خواهر تنی رهبر جمهوری اسلامی است.
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24 septembre 2015
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Quelles relations entretiennent les Etats-Unis avec Daesh ? Un rappel historique des méthodes ambiguës de l'OTAN et la mise en perspective de la guerre contre le terrorisme soulèvent bon nombre de questions. Sans verser dans la théorie du complot simpliste, cet article nous rappelle que les grandes puissances n'ont pas de principes, seulement des intérêts. A compléter par l'analyse des causes profondes qui, tant en Occident qu'au Moyen-Orient, ont rendu possible l'accomplissement de cette stratégie du chaos. (IGA)



À l’aube du XXIème siècle, les attentats du 11 septembre à New York commis par le mouvement Al-Qaïda ont marqué un tournant historique irréversible bouleversant profondément les relations internationales. Plus récemment, les attentats qui ont frappé la France les 7 et 9 janvier 2015 ont remis à jour une des questions politiques les plus épineuses à laquelle sont confrontées les État-nations et les populations civiles qui en sont les premières victimes : le terrorisme islamiste, officiellement ennemi numéro un de l’Occident après la chute du bloc soviétique.

Depuis 2001, des organisations similaires ou proches d’Al-Qaïda ont éclos partout à travers le monde, mettant des régions entières à feu et à sang. D’Afrique—Al-Qaïda au Maghreb islamique, Boko Haram, Al-Shabab—jusqu’au Moyen-Orient—l’Etat Islamique en Irak et au Levant, Al-Nousra—, les forces militaires, les techniques de propagande, les réseaux de recrutement ainsi que les ressources financières de ces mouvements transnationaux affichent une progression inexorable contre laquelle les États sembleraient avoir du mal à résister.

Depuis les attentats du World Trade Center, le « monde libre » serait face à une menace d’envergure diffuse et imprévisible. Le président américain Bush parlait d’un « axe du mal » (1) contre lequel il fallait à tout prix lutter, tandis que la théorie du choc des civilisations (2) était érigée en grille de lecture légitime des relations internationales par les dirigeants politiques et les médias. Nous serions dans une guerre opposant la civilisation, incarnée par l’Occident, à la barbarie et l’obscurantisme de l’Orient musulman. Cette vision du monde réductrice marquée par un orientalisme contemporain (3) permet l’éclosion de représentations schématiques qui influencent bon nombre d’individus.

L’inconscient collectif est marqué par l’idée d’une incompatibilité quasi naturelle entre l’Islam et l’Occident et de la crainte d’une menace terroriste de « barbus » qui veulent imposer partout la charia. En témoigne la progression des partis d’extrême-droite islamophobes en Europe.

Quelles sont les raisons de la montée en puissance fulgurante de ces organisations qui ont comme mode d’action la violence politique ? À l’heure où le terrorisme est une préoccupation mondiale, comprendre les mouvements armées islamistes suppose une analyse de leur genèse, c’est-à-dire une étude des premières organisations de ce type dans l’histoire moderne afin de découvrir les conditions de leur apparition, leur soutien et leur objectif.

Le secret politico-militaire le mieux gardé du XXème siècle a été révélé pour la première fois en 1990 lorsque le premier ministre italien dévoila l’existence d’une unité paramilitaire secrète liée à l’OTAN, nommée « Gladio ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Washington et Londres ont formé par le biais de leur services secrets un ensemble d’armées non conventionnelles et souterraines destinées à lutter contre les forces politiques de gauche. L’ancien général nazi Reinhard Gehlen a été chargé de mettre sur pied un réseau composé d’éléments d’extrême-droite dans le but de combattre par les moyens illégaux l’avancée idéologique et potentiellement militaire des Soviétiques. Il est l’instigateur des cellules terroristes secrètes Stay-Behind (4). Exerçant dans chacun des seize pays de l’OTAN ainsi que dans quatre pays neutres (Suède, Finlande, Autriche, Suisse), ces armées anticommunistes, qui agissaient à l’insu des parlements et des populations civiles, recrutaient entre autres leurs membres parmi les collaborateurs de Vichy et les monarchistes en France, les fascistes et les mafieux en Italie, les nazis en Allemagne (5) , ainsi que les ultra-nationalistes et islamistes en Turquie.

Toute doctrine et idéologie pouvant détourner les peuples de la lutte des classes et les nations des velléités souverainistes étaient soutenues et promues. Parmi elles, le nationalisme agressif (6) en Europe de l’Ouest ainsi que le fondamentalisme religieux au Moyen-Orient étaient des armes redoutables.

Durant la guerre froide, l’islamisme a été érigé par la Maison Blanche en alternative à la gauche et au nationalisme arabe qui revêtait un caractère socialiste et souverainiste (7) . Le terrorisme islamiste a été promu par les États-Unis en Turquie en 1978 lors du massacre anti-communiste de Maras, et à plus grande échelle deux ans plus tard en Afghanistan dans la guerre contre l’Union Soviétique. Avec le fiasco au Vietnam, l’occupation au sol d’un pays étranger était devenue trop impopulaire pour la Maison-Blanche qui a alors changé de stratégie. Plutôt que d’envoyer leurs propres soldats et voir leur image s’écorner au niveau national et international, jouer subtilement la carte de l’ingérence en s’appuyant sur des entités locales par le biais d’opérations spéciales clandestines se révélait être une option privilégiée pour les dirigeants américains. Ainsi, le premier mouvement djihadiste moderne transnational a vu le jour sous l’impulsion des Etats-Unis, par le biais de leurs alliés comme l’Arabie saoudite (8) , dictature intégriste à leur solde, qui mobilisa via ses réseaux de mosquées plus de 35 000 moudjahidines venus des quatre coins du monde, et particulièrement d’Europe. À leur tête un certain Ben Laden, proche collaborateur de la CIA. Ceci n’est plus un secret pour personne diront certains, à juste titre, sachant qu’Hillary Clinton reconnaît elle même que ce sont les USA qui ont créé Al-Qaïda (9).

Sous la houlette de l’OTAN, au mépris des droits de l’Homme et de la démocratie, des organisations armées secrètes ont été formées, mais qu’est-ce qui nous prouve qu’il n’en existe plus aujourd’hui ? Quant est-il de Daesh ? Pour savoir qui est derrière cette organisation, il suffit de voir les intérêts de qui elle sert et qui la soutient.

L’Iran, qui est le plus grand ennemi du couple Israël-Arabie saoudite au Moyen-Orient, voit ses deux principaux alliés de la région, à savoir l’Irak et la Syrie, se faire littéralement envahir par l’organisation djihadiste. Daesh combat tous les ennemis de l’Occident : le gouvernement syrien, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien (10) , ainsi que la branche syrienne du PKK (YPG-YPJ), grand ennemi de la Turquie.

Il faut également avoir à l’esprit que les parrains du terrorisme islamiste - l’Arabie saoudite et le Qatar - sont de fidèles alliés de l’Occident. Au regard du rapport des pouvoirs, les États-Unis, première puissance économique (11) et militaire au monde, ont incontestablement les moyens de faire pression sur ces nations-amies afin qu’elles arrêtent de financer le terrorisme. Mais force est de constater qu’aucune politique concrète de fond n’est menée dans ce sens.

La Turquie, qui est membre de l’OTAN et qui par conséquent ne peut conduire une politique étrangère allant à l’encontre des intérêts des pays de l’alliance, est aujourd’hui le point de passage principal des djihadistes vers la Syrie, et soutient massivement les « rebelles » de l’ASL ou les terroristes d’Al-Nosra et de Daesh (12) en leur fournissant une aide logistique et militaire (13) , notamment des armes, des camps d’entrainement à Gaziantep et Hatay, et des soins dans les hôpitaux (14).

Fait qui peut paraître « paradoxal » ou totalement incroyable, Israël soigne des djihadistes du Front Al-Nosra sur son territoire (15) et empêche toute progression de l’armée syrienne en bombardant les positions de celle-ci. Dans un article publié sur Le Figaro, Roland Hureaux met au jour la duplicité de la politique étrangère française : « Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra, nouveau nom d’al-Qaida, dont les différences avec Daesh sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens - et d’autres. La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l’objet de notre sollicitude demeure un fantôme - et un alibi pour aider les islamistes » (16) . En septembre 2014, on a appris de la bouche de l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Mme Jana Hyboskova, que « plusieurs membres de l’UE ont acheté du pétrole non-raffiné à l’EIIL » (17).

Il semblerait que l’Occident réutilise la méthode afghane des années 1980 de guerre par procuration, c’est-à-dire de guerre par intermédiaire. Alors comment expliquer les bombardements de la « coalition anti-Daesh » ? A-t-elle une crédibilité ? En réalité, les Etats-Unis jouent subtilement sur deux tableaux à la fois, voulant à tout prix alimenter le complexe industrialo-militaire (18) qui pèse beaucoup dans leur économie (19) et préserver leur « identité de rôle » (20) aux yeux de l’opinion publique internationale, celle de défenseur de la liberté et de la démocratie. Ne frappant pas le coeur de l’organisation (Raqqa) et ayant une portée très limitée, ces frappes sporadiques ont comme seule finalité de feindre la guerre contre l’EI, ce qui sert dans le même temps celle-ci dans sa rhétorique de propagande anti-occidentale, permettant le recrutement de militants (21) .

Il y a récemment des informations inédites qui ont vu le jour dans des médias de masse qu’on peut difficilement accuser de conspirationnistes. Dans un reportage sur France 2 (22) se basant sur les dires de Mike German, agent spécial pendant 25 ans ayant démissionné, on apprend que le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats terroristes : « L’agence attirerait des musulmans dans ses filets à l’aide d’agents infiltrés qui vont les pousser à faire l’apologie d’actes de terrorisme. Dans ces cellules identifiées par l’agence, ni armes, ni ressources, ni complot avant l’arrivée de ces informateurs (agents secrets), prêts à souffler mot pour mot à leurs contacts les délits pour lesquels ils seront condamnés. L’ancien agent explique à la journaliste Virginie Vilar la méthode mise en place par le FBI, prêt à fournir des armes, de l’argent ainsi que le plan de l’attaque. Pour lui, "c’est de la fabrication d’affaires". C’est aussi la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié le 21 juillet 2014 » . (23)

Il semblerait que cette tactique soit aussi employée en France. Le journal Le Point, qu’on peut encore moins qualifier d’adepte de la théorie du complot, titre le 7 juin 2012 : « Mohamed Merah travaillait pour les RG » (24). On apprend dans cette affaire que Merah a été envoyé au Pakistan, en Afghanistan et en Syrie par un « ami » qui se révèle être en fait un agent des services français, qui l’a poussé à la radicalisation. On peut alors avoir des interrogations légitimes sur les attentats de Charlie Hebdo et le rôle des services secrets français.

Hier la CIA créait de « faux mouvements de gauche qui se livraient à des exactions et des actes condamnables uniquement pour faire croire à la population, que ces actes terroristes étaient l’oeuvre de la gauche » (25) . Aujourd’hui, les services occidentaux le feraient-ils avec les islamistes, pour stigmatiser les musulmans vivant sur leur territoire ? L’organisation État Islamique serait-elle la nouvelle armée secrète de l’OTAN ayant pour but d’affaiblir à terme l’Iran ? Le terrorisme djihadiste aurait-il pu être aussi puissant sans le soutien des alliés de l’Occident ? Al-Qaïda et les organisations de ce type constitueraient-ils des prétextes pour envahir des pays (Irak, Afghanistan), des instruments pour mener des guerres par procuration (Lybie, Syrie, Yémen), au niveau domestique des justifications aux lois liberticides, des moyens de stigmatisation et d’exclusion permettant de se débarrasser de la « racaille » partant servir de chaire à canon, et de détourner l’attention du public des vrais problèmes sociaux (chômage, crise économique) en désignant des bouc-émissaires ? Tous les éléments entre nos mains tendent à répondre à ces question par l’affirmative.

Si par hasard, certains ne sont toujours pas convaincus, résumons : les Etats-Unis ont créé dans le passé des « organisations de l’ombre » pratiquant le terrorisme, ils ont formé le premier mouvement armé islamiste transnational, leurs alliés-clients, la Turquie, l’Arabie-Saoudite, le Qatar financent les djihadistes, Israël les soigne, la France les arme, des pays de l’Union Européenne leur achète du pétrole, et des attentats terroristes sont commis en territoire occidental par des individus radicalisés et armés par ces mêmes services secrets. Pour ceux qui crient à la thèse « complotiste », rappelons que les complots font partie du répertoire d’action des services de renseignement. C’est leur métier.

« Comment la prétendue coalition contre les égorgeurs serait-elle crédible, alors que, pour des raisons différentes, beaucoup de ses membres ont partagé avec eux (et partagent encore pour certains), des intérêts stratégiques, politiques, économiques ? » (Charb, directeur de Charlie Hebdo)

Kendal Manis est l’auteur du mémoire de recherche « Maras 78’ : terrorisme américano-islamiste en Turquie ».

Pour plus d’information : https://www.youtube.com/watch?v=bSl...

Source : Investig’Action

Notes :

1. RIGAL-CELLARD Bernadette, « Le président Bush et la rhétorique de l’axe du mal », Études 9/2003 (Tome 399) , p. 153-162
2. HUNTINGTON Samuel, Le Choc des Civilisations, Paris, Odile Jacob, 1997, 402 pages.
3. SAID Edward, L’orientalisme. L’orient créé par l’occident, Paris, Seuil, 2005, « Introduction », 456 pages
Voir aussi Edward Said on Orientalism, [Consulté le 12/12/2014], disponible à l’adresse :https://www.youtube.com/watch?v=fVC...
4. TUNC Aziz, Maras Kiyimi Tarihsel Arka Plani ve Anatomisi, Istanbul, Belge Yayinlari, 2011, p.119
5. Le responsable de la Gestapo Klaus Barbie a été recruté par la CIA. GANSER Daniele, Les armées secrètes de l’OTAN, Plogastel, Demi-Lune, 2005, p.262
6. Il faut faire une distinction entre le nationalisme agressif, qui a un caractère raciste, et le nationalisme défensif, qu’on peut qualifier de « patriotique ».
7. COLLON Michel, LALIEU Grégoire, La Stratégie du Chaos, Impérialisme et Islam, Investig’action, 2014, p.275
8. LALIEU Grégoire, Entretiens avec Mohammed Hassan, Jihad Made In USA, Bruxelles, Investig’Action, p.222
9. Hillary Clinton : ’We Created al-Qaeda’ [Consulté le 27/03/2015], disponible à l’adresse :https://www.youtube.com/watch?v=WnL...
10. rfi, Syrie : le groupe EI envahit le camp de Yarmouk, proche de Damas [en ligne], 1er avril 2015,[Consulté le 18/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.rfi.fr/moyen-orient/2015...
11. En PIB par habitant.
12. La frontière entre ces différents mouvements est poreuse. En septembre 2013, plus de 40 000 hommes membres de l’ASL font défection pour intégrer le Front Al-Nosra. Georges Mabrunot, Le Figaro, Syrie : des rebelles modérés rejoignent le camp des islamistes radicaux [en ligne], 26 septembre 2013, [Consulté le 29/03/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.lefigaro.fr/internationa...
13. Hélène Sallon, Le Monde, L’étrange soutien de la Turquie aux réseaux djihadistes de Syrie [en ligne], 24 janvier 2014, [Consulté le 18/04/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.lemonde.fr/europe/articl...
14. Une vidéo de la chaîne de télévision turque IMC montrent la connivence entre les militants de DAESH et les soldats de l’armée turque à la frontière turquo-syrienne. Les soldats laissent passer les jihadistes vers la Syrie. IŞİD’in sınırın sıfır noktasından geçişi İMC TV kameralarında (1), [Consulté le 23/01/2015], disponible à l’adresse : http://www.dailymotion.com/video/x2... Voir aussi : Nouvelle preuve de collaboration d’Erdogan avec Daesh, [Consulté le 23/01/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=oIf...
15. i24 News, Israël soigne des djihadistes d’Al-Qaïda blessés en Syrie (Wall Street Journal) [en ligne],14 mars 2015. [Consulté le 12/04/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.i24news.tv/fr/actu/inter...
16. Roland Hureaux, Syrie : l’incompréhensible politique étrangère de la France, [en ligne], 18 août 2015, [Consulté le 26/08/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/20...
17. L’Humanité, Des pays de l’Union européenne achètent du pétrole aux barbares, [en ligne], 25 septembre 2014, [Consulté le 26/08/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.humanite.fr/blogs/des-pa...
18. Si on adopte une analyse de la politique étrangère des États-Unis par les processus organisationnels, théorisé par Graham Allison. BRAILLARD Philippe, Théories des Relations Internationales, Paris, PUF, 1977, « Modèles concep-tuels et la crise des missiles de Cuba », pp.172-196.
19. « Dans les mois qui ont suivis l’annonce d’Obama sur le bombardement des positions de l’État islamique, les cours de l’action Lockheed ont grimpé de 9,3%, ceux de General Dynamic de 4,3% et ceux de Rayteon et de Northrup Grumman de 3,8% ». LALIEU, Entretiens avec Mohammed Hassan, Jihad Made In USA, p.229
20. WENDT Alexender, « Anarchy is what States Make of it : The Social Construction of Power Politics », International Organiszation, n°46 (2), 1992, pp 391-425
21. JULES Alain, ETAT ISLAMIQUE. Bachar al-Assad : l’Etat islamique s’est renforcé grâce aux raids US [en ligne], 30 mars 2015. [Consulté le 12/04/2015]. Disponible à l’adresse :http://allainjules.com/2015/03/30/e...
22. Virginie Vilar, France 2, VIDEO. Le FBI accusé de fabriquer de faux complots terroristes [Publié le 13/02/2015], disponible à l’adresse : http://www.francetvinfo.fr/replay-m...
23. L’express, Le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats selon Human Rights Watch, [en ligne], 21 juillet 2014, [Consulté le 03/02/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.lexpress.fr/actualite/mo...
24. Armel Méhari et Aziz Zemouri, Le Point, Mohamed Merah travaillait pour les RG [en ligne], 7 juin 2012, [Consulté le 01/03/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lepoint.fr/societe/merah... Voir aussi : Mohamed MERAH était un agent des services français selon l’avocate de sa famille… [Consulté le 24/04/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=Ej4...
25. GANSER Daniele, Op. Cit., p.226


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گفت و شنود با اسماعیل وفا یغمائی (۱۴)
هر آن‌چه سخت و استوار است دود می‌شود و به هوا می‌رود 

«هر آن‌چه سخت و استوار است دود می‌شود...» نه فقط مدرنیته بلکه؛ اندیشه‌های پوسیده و  کهنه را هم نشانه می‌گیرد و نیز کسانی را که فکر می‌کنند عشق با سوت پاسبان می‌ایستد. همانها که، البته مخالف آزادی نیستند؛ اما مخالف آزادی دیگران‌اند.
...
سختی و استواری لزوماً بُرنایی و پویایی نیست. بافت‌های کُلانشیم درختان نیز سخت و استوار می‌نمایند اما نشاط و حیات ندارند. زنجیرها هم سخت و استوارند اما می‌گسلند.
هرآنچه سخت و استوار است دود می‌شود و به هوا می‌رود ،هرآنچه مقدس است دنیوی می‌گردد و انسان‌ها در نهایت ناگزیر می‌شوند تا با شرایط واقعی زندگی و مناسبات خود با همنوعانشان، رو در رو شوند. کارل مارکس، مانیفست
...
هر آن‌چه سخت و استوار است دود می‌شود...؛ همچنین نام کتابی از «مارشال برمن» ‌ Marshall Berman است که به بررسی تاثیرات اجتماعی، هنری و سیاسی مدرنیته در جوامع مختلف می‌پردازد.


منبع: پژواک ایران
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24 septembre 2015
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Pourquoi tant de guerres ? Et pourquoi Obama craint-il qu’elles provoquent un conflit mondial ? Qui veut la paix, doit comprendre les causes profondes du phénomène de la guerre.



7. « It’s the economy, stupid ! »*

Résumons son important discours du 5 août : Obama craint qu’une guerre avec l’Iran aggrave les tensions avec Moscou et Pékin, voire l’Europe : « Nous aurions à couper des pays comme la Chine du système financier américain. Et puisqu’elle se trouve être parmi les principaux acheteurs de notre dette, de telles actions pourraient déclencher de graves perturbations dans notre propre économie et soulever au plan international des questions sur le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale ». Bref, un conflit mondial. Car la montée en puissance de la Chine menace en effet trois instruments essentiels de la suprématie des USA : 1. Les aventures militaires. 2. Le contrôle sur la Banque mondiale. 3. Le dollar comme monnaie centrale du commerce et de la finance.

Ce qui cause les guerres, ce n’est pas le caractère de tel ou tel président des Etats-Unis, - ce sont juste des employés des multinationales - mais bien l’économie : les intérêts de ces multinationales. Après la période 1945 – 1965 (exceptionnelle, pour trois raisons : 1. Il fallait beaucoup reconstruire. 2. Les travailleurs avaient conquis la Sécu, donc du pouvoir d’achat. 3. L’URSS offrait un contrepoids à l’Occident capitaliste), après 1965 donc, les taux de profit de l’économie occidentale ont dégringolé, la crise et la concurrence accrue ont alors augmenté l’exploitation des travailleurs, creusant l’écart riches – pauvres. L’URSS disparue, le néolibéralisme put entamer sa croisade de destruction des conquêtes sociales concédées. Résultat : aujourd’hui, les Rolls Royce se vendent à merveille mais les travailleurs qui produisent s’appauvrissent et consomment beaucoup moins. L’économie capitaliste est un serpent qui se mord la queue : à qui vendre quand on écrase les salaires et augmente le chômage ? Paradoxalement le néolibéralisme a donc été victime de son succès.

Alors, comment les multinationales s’en sortent-elles ? En rétablissant le pouvoir d’achat de leurs travailleurs ? Non, la loi de la concurrence les en empêche. Seule solution : conquérir à l’extérieur de nouveaux débouchés pour tous leurs capitaux ne trouvant pas où s’investir. Mais toutes les colonies ayant été distribuées ou étant devenues indépendantes, la guerre est donc le seul moyen d’en reconquérir. Pour gagner, et même juste pour survivre, il faut absolument contrôler matières premières, marchés et main d’œuvre bon marché. Et surtout en priver les rivaux.
Et quand la crise s’aggrave, toutes les échappatoires, bulles et autres spéculations n’ayant fait que creuser davantage le trou, alors la guerre devient la seule issue pour les multinationales. Autre avantage : en déchaînant le chauvinisme, on peut détourner le mécontentement. Alors que des mouvements sociaux se préparent en Europe et aux USA, tout devient «  la faute aux Arabes, aux Russes, aux Chinois, aux réfugiés… ». Jamais au système. Vers 1900, le milliardaire britannique Cecil Rhodes conseillait : « Si vous voulez éviter une guerre civile (il voulait dire : une révolution), il vous faut devenir impérialistes. »

Les guerres sont toujours économiques : quelles multinationales contrôleront les ressources des colonies ? Et les guerres mondiales ont toujours le même enjeu : quelle superpuissance dominera le monde ? La grande crise de 1900 provoqua la Première Guerre mondiale qui permit aux grandes puissances de se « repartager » l’acier, le charbon, les colonies d’Afrique, les routes stratégiques des Balkans, le pétrole.(21) La grande crise de 1929 provoqua la Seconde Guerre mondiale (le capital allemand finançant Hitler pour la « revanche ») Aujourd’hui, aux USA, certains pensent que seule la guerre peut empêcher la chute de l’Empire que provoquerait la formation d’une alliance Pékin – Moscou - Berlin. Et Obama dit, à sa manière, qu’un nouveau conflit mondial nous menace.

Deux possibilités. Soit faire l’autruche et traiter Obama, lui aussi, de « complotiste ». Soit réfléchir avec tous les citoyens conscients : comment recréer un mouvement pouvant défendre la paix mondiale ?

POUR SUIVRE : Que fera le prochain président ?

* Célèbre mot d’ordre de la campagne électorale victorieuse de Clinton contre Bush père en 2001.

21) Vidéo Investig’Action http://www.michelcollon.info/14-18-On-croit-mourir-pour-la.html

Source Investig’Action

۱۳۹۴ مهر ۱, چهارشنبه

eTurquie : entre conflits et élection

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23 septembre 2015
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Le 20 Juillet 2015, plus d’une centaine de militants du SGDF (groupe de jeunes communistes en Turquie), en majorité des jeunes donc, sont visés par un attentat suicide à la bombe, dans le centre culturel de la Ville de Suruç à la frontière syrienne. Ces militants prévoyaient de se rendre à Kobané, dans le but d’aider à reconstruire la ville en grande partie détruite par les assauts des Djihadistes.



Cet attentat d’une rare violence a provoqué la mort de plus de 30 militants et en a blessé une centaine de plus. Les autorités ont attribué l’attaque au groupe État Islamique, et ce dans un contexte où la police turque mène des opérations d’arrestation de membres ou de sympathisants de l’EI dans plusieurs villes turques. Mais de son côté L’EI n’a toujours pas à ce jour revendiqué l’attentat, qui est le premier acte terroriste sur le territoire turc.

De plus, beaucoup de personnes émettent des doutes sur l’origine de cet acte et impliquent l’état turc.

Cet attentat va entraîner une escalade dans la violence et de vives réactions : Le mercredi 22 Juillet, le PKK qui désigne l’État turc comme étant responsable de cet attentat à cause de son jeu trouble vis à vis de l’organisation État Islamique, mène une expédition punitive dans la ville de Ceylanpinar et abat 2 policiers qui collaboraient avec Daesh.

En effet, le gouvernement turc a souvent été mis en cause pour ses rapports plus que suspects avec l’État Islamique : refus d’aide aux résistants kurdes de Kobané alors que toute la coalition internationale faisait pression sur le pouvoir turc, grande facilité de transit pour les djihadistes entre la Turquie et la Syrie, refus de laisser aux États-Unis la base d’Inçirlik pour bombarder l’EI, etc.

Vient s’ajouter à cela le fait que, le 9 mai 2015, le journal Cumhuriyet (important journal en Turquie) publie des images et une vidéo montrant des camions du MIT (service de renseignement turc) transportant des armes à destination de l’EI, ce qu’avait toujours démenti l’AKP (parti islamiste « modéré » en place en Turquie).

Le jeudi 23 Juillet, le gouvernement annonce qu’un accrochage entre les forces de l’EI et l’armée aurait causé la mort d’un soldat turc. Le lendemain dans la matinée, des F16 vont bombarder 3 positions de l’EI en Syrie.

De nombreux médias titrent alors que la Turquie prend enfin clairement position contre Daesh, et c’est en effet ce que laissait penser la situation, mais, très vite, c’est-à-dire dès le lendemain du raid contre L’EI, les raids ne visent plus Daesh mais les forces kurdes qui résistent seules sur le terrain face aux djihadistes depuis plus d’un an. Les raids se font beaucoup plus violents et nombreux que face à l’EI, et ce dans le nord de la Syrie et de l’Irak, alors que face à Daesh, l’armée turque n’avait pas daigné franchir la frontière…

Dans le même temps, il semblerait que le gouvernement turc se soit attiré (davantage encore) les faveurs des puissances occidentales, notamment avec l’ouverture de la base américaine d’Inçirlik sur le territoire (ce que la Turquie avait toujours refusé, base qui présente un enjeu stratégique important pour les USA).

En effet, alors que depuis des mois la coalition internationale présentait avec raison les Kurdes comme étant la seule réelle barrière face à Daesh, et que les Kurdes avaient le soutien des pays occidentaux (exemple : livraisons d’armes des États-Unis), la France, les États-Unis et l’OTAN ont tous déclaré leur soutien à l’Etat turc après les raids de l’armée turque contre les bases du PKK et les déclarations se sont succédées pour souligner le droit de la Turquie à lutter contre le « terrorisme ».

Toutes ces attaques de l’armée turque envers les forces kurdes n’ont rien d’étonnant puisqu’environ un mois avant l’attentat de Suruç et l’escalade qui s’en suivit, le Président turc Erdogan avait déclaré qu’il ne laisserait jamais un Etat kurde se former à sa frontière et que la Turquie ferait tout ce qui était en son pouvoir pour l’en empêcher. Pendant ce temps, l’armée mobilisait des milliers d’hommes et de véhicules à la frontière turco-syrienne.

Nous savons donc aujourd’hui que ces soldats mobilisés n’étaient pas destinés à combattre Daesh mais le peuple kurde. Rappelons que ces raids contre les forces kurdes ont causé en un mois la mort de plus de 700 combattant(e)s et ont fait des centaines de blessés (d’après une source gouvernementale turque), alors que dans le même temps l’EI n’aurait eu à déplorer qu’un mort à cause des raids turcs. A noter qu’en plus des militants du PKK, l’armée turque prend régulièrement pour cible des civils, environ 70 auraient été exécutés depuis le massacre de Suruç. Il est évident que « l’entrée en guerre » de la Turquie face au terrorisme sans cesse clamée par Erdogan, mettant sur le même plan le PKK et Daesh, a été bien plus utile à l’État Islamique et à Erdogan, qui a perdu sa majorité parlementaire, qu’à une soit disant lutte contre le terrorisme.

Les enjeux électoraux

Ce contexte de guerre et de répression est à mettre en lien avec les enjeux strictement politique d’Erdogan et de son parti, l’AKP.

En effet, le 7 Juin les élections législatives sont une catastrophe pour Erdogan, premier ministre de 2003 à 2014 et président depuis 2014, qui comptait sur ces élections pour garder son emprise sur la politique du pays. L’AKP a perdu sa majorité parlementaire absolue (résultat de 40,7 %) que le parti détenait depuis 2002.

Cet échec a été causé, entre autres, par l’ascension fulgurante du HDP, parti progressiste et pro-kurdes, qui a obtenu lors de ces élections 13% des suffrages, dépassant ainsi les 10 % nécessaires pour entrer au gouvernement et privant l’AKP de sa majorité absolue.

Le gouvernement en place avait alors 60 jours pour former une coalition avec l’un des partis d’opposition, perspective défavorable à l’AKP. En cas d’échec de la formation d’une coalition, le recours restant est de nouveau l’appel aux urnes pour des élections législatives anticipées.

L’entrée en guerre de la Turquie avec le PKK, malgré un processus de paix en cours depuis 2013, survient pendant que le gouvernement cherche à former une coalition, apparemment de plus en plus impossible après le refus des deux principaux partis d’opposition (extrême droite, le MHP et centre gauche, le CHP). La perspective de nouvelles élections semble alors de plus en plus être la finalité évidente et, avant même une annonce officielle, certaines chaînes de télévision ne se gênent pas pour diffuser des sondages orientés en faveur d’Erdogan sur la question : «  Est-ce que l’AKP aurait la majorité absolue si de nouvelles élections avaient lieu ? »

Les assauts de l’armée turque contre le PKK et les ripostes de celui-ci ont permis à l’AKP de lancer une vaste campagne de propagande contre le PKK et le HDP en forçant l’amalgame entre le PKK qui a une très mauvaise image auprès de la population turque et le HDP, et entre le PKK et Daesh.

L’AKP considère que le PKK et l’EI sont deux organisations terroristes et qu’il n’y a aucune différence entre les deux, foulant au pied ainsi toutes les revendications légitimes du PKK, qui sont une conséquence des répressions subies au cours de l’histoire par les populations kurdes en Turquie et encore actuelles.

Les médias dominants turcs se sont mis à marteler l’idée que c’est le PKK qui a mis fin au cessez le feu alors que la cause est clairement due aux décisions déplorables d’Ankara. Les funérailles des soldats turcs sont tous les jours sur-médiatisées et ces soldats sont présentés comme des « martyrs morts pour la nation ». Ce qui vient alourdir encore le matraquage faisant passer le PKK pour une organisation terroriste ayant pour seul but de semer la terreur.

Dans ce contexte, l’AKP s’est lancé dans une grande campagne contre le HDP, que le gouvernement montrait comme la frange électorale du PKK au mépris de toute vérité, dans le but évident de salir l’image du HDP auprès de la population. Tout cela par le biais du classique matraquage médiatique et le lancement d’une enquête judiciaire contre Selahatin Dermitas ( leader du HDP ) sous le prétexte de troubles à l’ordre public pour des « faits » remontant à 2014. Il est évident que ces poursuites sont une réaction au succès inattendu du HDP sur le plan électoral.

Les affrontements de l’armée et de la police avec le PKK, le DHKP-C (gauche révolutionnaire turque) et le MLKP (parti marxiste léniniste de Turquie), permet à Erdogan de se positionner, lui et son parti, comme seul capable de gérer les tensions internes du pays et de montrer l’opposition comme responsable de ces tensions. Tout cela dans l’espoir de reconquérir la majorité absolue qui lui est absolument nécessaire pour encore une fois amplifier son pouvoir, ce qu’il n’a cessé de faire durant ses mandats successifs. Sans compter le fait que, si l’AKP n’obtient pas la majorité absolue, Erdogan devra rendre compte de ses dérives autoritaires.

C’est ainsi que le 21 Août, Erdogan confirme l’évidence en annonçant la tenue d’élections législatives anticipées le 1er novembre 2015. Il pourra donc retenter sa chance au suffrage en profitant comme à son habitude de la peur de la population et de l’instabilité de la société turque. Victoire qui lui permettrait via une réforme de la Constitution d’étendre son pouvoir, ce dont l’a empêché la défaite du 7 juin.

[Notons que les sondages sont suivis de près par les investisseurs étrangers qui craignent que le parti pro Kurde soit la cause d’une instabilité politique qui nuirait à leurs intérêts, leur soutien vas donc à l’AKP, signe pour eux d’une sécurité sur le plan politique]

Une stratégie qui n’est plus suffisante ?

Malgré ce que laissent penser certains médias turcs, la stratégie de l’AKP pourrait ne pas être suffisante pour reconquérir l’électorat turc.

Les dérives autoritaires incessantes d’Erdogan ont nui à son image, la population voit clairement la différence entre ses discours lors du début de son premier mandat où il prônait le pluralisme, la diversité et se présentait comme un parfait démocrate et ses derniers discours qui stigmatisent les minorités et dénoncent des prétendus complots contre lui.

Le gouvernement n’a d’ailleurs pas hésité à enchaîner les purges sous prétexte de complot contre l’État : dans l’armée, avec l’affaire « Ergenekon », et plus récemment parmi les hauts responsables de la police, d’importants bureaucrates et hommes d’affaires en raison de leur proximité avec Feytullah Gullen (ancien allié du Président turc, devenu son « grand ennemi ») ou leur adhésion à ses idées.

Censure et poursuites contre les journalistes gênants (la Turquie est l’un des pays au monde comptant le plus de journalistes emprisonnés), interdiction fréquente des réseaux sociaux comme Twitter et Facebook, il n’y a plus grand chose qui étonne la population….

Tout cela confirme le ressenti d’une part croissante de la population, voyant les agissements d’Erdogan comme les dérives autoritaires d’un homme se radicalisant et qui ne veut pas abandonner son emprise sur la vie politique du pays.

En effet, les décisions d’Erdogan engendrent de plus en plus un ras le bol populaire, notamment la reprise du conflit avec le PKK. Les familles des soldats turcs dénoncent de plus en plus l’utilisation de jeunes enrôlés de force dans l’armée pour leur service militaire comme de « chair à canons » au service des intérêts de l’AKP.

Malgré tout, les dirigeants de l’AKP osent enchaîner les déclarations plus honteuses les unes que les autres : « Quelle joie pour sa famille que le jeune soldat soit mort en martyr » a déclaré Erdogan lors de funérailles militaires.

Le comble de l’hypocrisie est atteint lorsque le ministre de l’énergie Taner Yildiz a déclaré il y a une semaine que lui aussi voulait mourir en « martyr ». « Ceux qui disent « je souhaite mourir en martyr » alors qu’ils se baladent dans les palais avec 30 gardes du corps, n’ont qu’à aller là-bas », au front » lui répond un lieutenant-colonel, au cours des obsèques de son jeune Frère, avant d’accuser l’AKP d’être responsable de la reprise du conflit avec le PKK. Depuis lors, l’homme fait l’objet d’une enquête de l’armée… Il est en effet difficile de s’en prendre impunément à l’AKP en Turquie.

Même au sein de l’armée, beaucoup se rendent compte des manèges politiques d’Erdogan et de son parti. Le peuple ne leur assure plus un soutien aussi infaillible qu’auparavant. Nous pouvons espérer que les élections anticipées du 1er novembre seront le théâtre d’un échec mérité et attendu pour l’AKP et le début d’une nouvelle ère dans la politique turque libérée de la domination d’Erdogan, de son autoritarisme et de ses répressions envers le peuple kurde.

Dans quelques mois, j’aurai 20 ans. Je pourrai être appelé pour le service militaire turc obligatoire, même si je suis franco-turc, et même si je n’ai jamais résidé là-bas. Dans quelques mois, si les autorités turques le décident, je vais devoir soit servir de chaire à canon pour un gouvernement fasciste, soit ne plus aller en Turquie au risque d’être envoyé en prison ou au service militaire forcé.

Source : JCLille

ياوه گوئی های رهبر!معظم!از سياست واقتصاد و جامعه! وبيداد ازفقروفحشا‎


گفت و شنود با اسماعیل وفا یغمائی (۱۴) 
همنشین بهار
گفت و شنود با اسماعیل وفا یغمائی (۱۴)
هر آن‌چه سخت و استوار است دود می‌شود و به هوا می‌رود 

«هر آن‌چه سخت و استوار است دود می‌شود...» نه فقط مدرنیته بلکه؛ اندیشه‌های پوسیده و  کهنه را هم نشانه می‌گیرد و نیز کسانی را که فکر می‌کنند عشق با سوت پاسبان می‌ایستد. همانها که، البته مخالف آزادی نیستند؛ اما مخالف آزادی دیگران‌اند.
...
سختی و استواری لزوماً بُرنایی و پویایی نیست. بافت‌های کُلانشیم درختان نیز سخت و استوار می‌نمایند اما نشاط و حیات ندارند. زنجیرها هم سخت و استوارند اما می‌گسلند.
هرآنچه سخت و استوار است دود می‌شود و به هوا می‌رود ،هرآنچه مقدس است دنیوی می‌گردد و انسان‌ها در نهایت ناگزیر می‌شوند تا با شرایط واقعی زندگی و مناسبات خود با همنوعانشان، رو در رو شوند. کارل مارکس، مانیفست
...
هر آن‌چه سخت و استوار است دود می‌شود...؛ همچنین نام کتابی از «مارشال برمن» ‌ Marshall Berman است که به بررسی تاثیرات اجتماعی، هنری و سیاسی مدرنیته در جوامع مختلف می‌پردازد.
منبع:پژواک ایران
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22 septembre 2015
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Les puissances impérialistes (Etats Unis et Europe) n’ont jamais digéré la nationalisation de 1956 et l’exercice de la pleine souveraineté égyptienne sur le Canal. Elles ont même fait la guerre à l’Egypte pour rétablir le statut antérieur « privé » (dominé par la Grande Bretagne et son allié la France) de la gestion du Canal. Et échoué à l’époque.



Les pouvoirs dominants dans les pays du bloc impérialiste nourrissaient l’espoir de revenir sur la nationalisation à l’occasion des travaux d’envergure nécessaires pour doubler la capacité des services du canal (permettre le passage de 90 navires par jour, de surcroît de plus fort tonnage, au lieu de 45).

Ils ont dit et répété que l’opération exigeait un financement international puis la mise en œuvre de la conception et de l’exécution par des multinationales occidentales. Autrement dit le retour à l’appropriation de facto du Canal par le capital international, annihilant la portée de la nationalisation et l’exercice de la souveraineté égyptienne. Le gouvernement des Frères Musulmans et de Morsi avaient accepté ce plan de reconquête coloniale. Raison majeure sans doute pour laquelle les puissances occidentales ont soutenu Morsi, en dépit des pratiques fascistes de son gouvernement.

John Kerry le rappelait il y a quelques jours : après avoir fait l’éloge du Président Sissi, il lui suggérait de réintégrer les Frères Musulmans dans son gouvernement, au nom de la « démocratie » ! Que penseraient les Français par exemple si l’Egypte suggérait à Hollande d’intégrer Marine Le Pen dans son gouvernement, au nom de la réconciliation nationale !

Le peuple égyptien, lui, a immédiatement compris que la position prise par Morsi constituait une véritable « trahison nationale », et l’a clairement exprimé dans le choix des mots d’ordre de la manifestation gigantesque du 30 Juin.

Le projet a finalement été exécuté de la manière la plus adéquate pour renforcer la souveraineté de l’Egypte sur la Zone du Canal, le Canal et le Sinai. L’Autorité du Canal, qui dépend de l’Etat égyptien, a réuni les moyens financiers sans recourir au marché financier international, conçu et mis en œuvre le projet sous sa responsabilité exclusive ; et refusé toute formule de prétendu « partenariat » sous le prétexte fallacieux qu’il s’agit d’un projet qui « intéresse le monde entier » et doit de ce fait être géré par la « communauté internationale » (c’est-à-dire les puissances impérialistes).

A tous ceux qui invoquent cet argument je réponds : commencez par exiger des Etats Unis qu’ils restituent au Panama les territoires volés par la force militaire, exigez que la gestion du Canal de Panama soit retirée à Washington et transférée à l’ONU !

Il me paraît regrettable que certains commentateurs (occidentaux) masquent leur ralliement au point de vue impérialiste par des arguments hors du sujet, comme les pratiques non démocratiques du régime du Président Sissi. D’autres condamnent l’idée même du renforcement des capacités du Canal. Cet argument « écologiste » ne serait acceptable que si les mêmes commentateurs exigeaient et obtenaient la sortie de leurs propres pays des ornières du gaspillage capitaliste.

Dans ce domaine comme dans d’autres deux camps s’affrontent : celui des défenseurs de la souveraineté des pays du Sud, condition de leur progrès ultérieur (comme je l’ai rappelé dans mon article) , et celui des ennemis de celle-ci , de facto ralliés à la politique impérialiste de domination de la Planète par le canal de la mondialisation libérale.

Note :

Ces réflexions font suite à mon article « le nouveau Canal de Suez » ( publié en arabe dans l’Ahram du 4 aout, placé en français et en anglais sur quelques sites, diffusé par interviews de RFI (France), d’Europe 1, de Radio Monte Carlo (en arabe). Mon papier (lire ci-dessous) et mes interviews ont été à l’origine de commentaires bienveillants, en provenance surtout des BRICs, et de commentaires malveillants (occidentaux bien entendu). Aucune surprise.

« Le nouveau Canal de Suez »

Le 6 août la voie qui double le Canal de Suez sera inaugurée.

L’Egypte aura démontré qu’elle est capable de concevoir et d’exécuter un grand projet de cette envergure par ses seuls moyens. Comme la Chine (je reviendrai sur la comparaison). Lorsque, il y a à peine plus d’un an, le gouvernement égyptien annonçait son intention d’exécuter ce projet la presse internationale disait alors : impossible sans financement international (et le Qatar proposait ses services), impossible sans appel d’offre international, parce que l’Egypte ne dispose pas des cadres à la hauteur du défi pour concevoir le projet et en assumer la direction de la mise en œuvre. Et pourtant les capitaux ont été réunis en un clin d’œil, par le seul appel aux épargnes égyptiennes. L’armée a ensuite été mobilisée pour l’exécution, réalisée en un an, alors que les médias occidentaux prétendaient qu’il fallait au moins 5 ans ! Certes quelques entreprises étrangères ont été associées, pour la fourniture de matériels lourds (dragues, grues et autres) ; mais elles ont été placées en situation de sous-traitantes au service de l’entreprise d’Etat égyptienne. Le contraire très exactement de ce que la Banque mondiale et autres proposaient en confiant la conception et l’exécution à des firmes étrangères, les égyptiennes n’étant alors que sous-traitantes !

On dira : encore un projet « pharaonique ». Oui, et pourquoi pas. L’Egypte, avec ses 90 millions d’habitants, a besoin de « projets pharaoniques ». Celui-ci et d’autres : une nouvelle vallée du Nil, conduisant du Haut Barrage à la dépression de Qatara (à l’ouest d’Alexandrie), la mise en exploitation de ses ressources gazières, l’aménagement d’un million de feddans (500 000 hectares) de terres arables supplémentaires. L’Egypte peut le faire par elle-même, comme la Chine.

On dit que le doublement du Canal de Suez va permettre le redémarrage de l’économie égyptienne, créer un million d’emplois. C’est possible ; mais à condition. Les grands travaux par eux-mêmes ne produisent pas le miracle du démarrage économique. Il faut pour que cela soit ainsi qu’un terrain favorable ait été préparé. Il faudrait pour cela que la politique économique mise en œuvre s’emploie à reconstruire l’appareil productif industriel démantelé par les politiques du libéralisme. Reconstruire l’appareil productif industriel, avec ses composantes lourdes (acier, chimie) et ses composantes légères (textiles, industries agro-alimentaires, automobile et autres). Rénover les capacités agricoles sur la base de la petite exploitation paysanne. Pour le faire il faut sortir des ornières du libéralisme, concevoir un projet souverain d’ensemble. Comme la Chine. 

Source : Investig’Action



هرکس جنبشِ کارگری را نقد کند،بزرگترین خدمت را به آن کرده است؛وهرکس که ازبیانِ نواقص ومعایب آن
خوداری کند
یاآنها را لاپوشانی کند وبدترازآن اگرتملق گویی کند،به طبقه کارگر وزحمتکش خیانت کرده است.اقتباس ازپویا کمالی
این تراژدی مضاعف طبقۀ کارگر امروز ایران است که حتی قربانیان وی در عرصۀ سیاست، نیز به دستمایه تقویت جنبشهای بورژوائی بدل می شوند
احمد شهید : گزارشگرویژه "حقوق بشرودمکراسی"منتخب ازسوی سازمان ملل متحد
از میان مقالات
افسوس که دیگر فرصتی برای مباحثه و مجادله با این فرزند شریف طبقۀ کارگر ایران نمانده است.  افسوس که او دیگر در میان ما نیست 
مرگ شاهرخ در نگاه اول یادآور مرگ دیگرانی نیز هست که سرنوشتی مشابه او داشته اند. از هدی صابر تا زهرا کاظمی و دیگران. حقیقتا نیز مشی و منش و ادبیات شاهرخ زمانی، کارگری که داعیه کمونیسم نیز داشت، در جوهر خویش تفاوت چندانی با مشی و منش و ادبیات پیروان رادیکال امر حقوق بشر در ایران و در زندانها نداشت
 
از تحلیلهای "ضد ولایت فقیه" وی تا به رسمیت شناختن مراجع جهانی حقوق بشری. مشی و ادبیاتی که امر طبقاتی را به تابعی از امر "دمکراسی" بدل می نمود. و همین نیز هست که مرگ شاهرخ را بیش از آن که به مرگ جهانگیر قلعه میاندوآب شبیه سازد، آن را به مرگ فعالان حقوق بشری در زندانها شبیه می کند
افسوس که مرگ شاهرخ نیز بیش از آن که به تعمیق درک طبقاتی از "نظام" جمهوری اسلامی یاری رساند، به طور بلاواسطه ای در خدمت انتقاد "حقوق بشری" از "رژیم" جمهوری اسلامی قرار خواهد گرفت
 
در شرایطی که خودسوزی دستفروشان محروم و خودکشی کارگران بیکار ماهیت ضد کارگری این نظام را آشکار می کند تاسف بار است که  مرگ یک رفیق کارگر در زندان به نفع جنبش مدافع "حقوق بشر" تمام می شود. این تراژدی مضاعف طبقۀ کارگر امروز ایران است که حتی قربانیان وی در عرصۀ سیاست، نیز به دستمایه تقویت جنبشهای بورژوائی بدل می شوند
 
شاهرخ در مقابل این نظم سکوت نکرد و بهای آن را با جان خود پرداخت. اما ایکاش او راه درست مبارزه با بنیانهای طبقاتی این نظم را نیز در می یافت. ایکاش او در می یافت که کار سازمانیابی و سازماندهی کمونیستی پرولتاریا از دل آکسیونیسم و تشکیلات سازی سمبلیک و جنجال رسانه ای باز نمی شود. ای کاش او درمی یافت که طبقه کارگر ایران امروز بیش از هر چیز به عناصر سازمانگر در درون خود نیاز دارد و نه به چهره های پرشور مدافع حقوق بشر در درون زندان ها
 
در سوگ مرگ شاهرخ و در ضرورت سازمان طبقاتی پرولتاریا
نگارش : تدارک کمونیستی
شاهرخ زمانی به مرگی "مشکوک" در زندان درگذشت. این چندمین قربانی زندانهای جمهوری اسلامی بود؟ کسی نمی داند؛ اما روشن است که شوربختانه آخرین آنان نیز نخواهد بود. استخوانهای خورد شدۀ شاهرخ نیز در کنار همۀ آن قربانیان دیگر، چه در درون و چه در بیرون زندانهای جمهوری اسلامی، مصالح بنای ساختاری است که بورژوازی ایران با انتخاب جمهوری اسلامی به مثابه اسکلت آن برای تحول تاریخی خویش برگزیده است. این بهائی است که تودۀ مردم ایران برای تحقق آرمانهای جاه طلبانۀ طبقۀ صاحبان سرمایه، برای دستیابی از ما بهتران به زمینی ترین منافع در پوشش آسمانی ترین تقدسات می پردازند. این بهای انتخاب تاریخی جمهور اسلام از سوی بورژوازی ایران است. انتخابی که اکنون هر از چند گاه از درون خود این بورژوازی نیز قربانیانی می گیرد.
 
مرگ شاهرخ در نگاه اول یادآور مرگ دیگرانی نیز هست که سرنوشتی مشابه او داشته اند. از هدی صابر تا زهرا کاظمی و دیگران. حقیقتا نیز مشی و منش و ادبیات شاهرخ زمانی، کارگری که داعیه کمونیسم نیز داشت، در جوهر خویش تفاوت چندانی با مشی و منش و ادبیات پیروان رادیکال امر حقوق بشر در ایران و در زندانها نداشت. از تحلیلهای "ضد ولایت فقیه" وی تا به رسمیت شناختن مراجع جهانی حقوق بشری. مشی و ادبیاتی که امر طبقاتی را به تابعی از امر "دمکراسی" بدل می نمود. و همین نیز هست که مرگ شاهرخ را بیش از آن که به مرگ جهانگیر قلعه میاندوآب شبیه سازد، آن را به مرگ فعالان حقوق بشری در زندانها شبیه می کند. افسوس که مرگ شاهرخ نیز بیش از آن که به تعمیق درک طبقاتی از "نظام" جمهوری اسلامی یاری رساند، به طور بلاواسطه ای در خدمت انتقاد "حقوق بشری" از "رژیم" جمهوری اسلامی قرار خواهد گرفت. در شرایطی که خودسوزی دستفروشان محروم و خودکشی کارگران بیکار ماهیت ضد کارگری این نظام را آشکار می کند تاسف بار است که  مرگ یک رفیق کارگر در زندان به نفع جنبش مدافع "حقوق بشر" تمام می شود. این تراژدی مضاعف طبقۀ کارگر امروز ایران است که حتی قربانیان وی در عرصۀ سیاست، نیز به دستمایه تقویت جنبشهای بورژوائی بدل می شوند.
مرگ شاهرخ یک بار دیگر پرسش مربوط به عدالت قضائی را در نظامی به میان می کشد که مدعی برقراری عادلانه ترین الگوی حکومت بر جوامع بشری است. عدالتی که در آن نه "جرم" شخص، بلکه ارتباطات و بخت و اقبال "مجرم" سرنوشت وی را رقم میزنند.
 در این جمهوری می توان شیخ علی تهرانی و محمد نوری زاد بود و تمام مقدسات آن را به گند کشید و به لطف روابط عالیه ترسی هم از مجازات نداشت. می توان میر حسین موسوی و مهدی کروبی بود و به سرنگونی ولی فقیه فرا خواند و در حبس خانگی ماند و در معیت نیروهای امنیتی به مسافرت شمال نیز رفت. اما می توان مه آفرین خسروی کلان سرمایه دار بود و از بخت بد میان دو سنگ آسیاب قرار گرفت و قربانی اعادۀ حیثیت جمهوری پولشویان و رشوه خواران گردید. می توان ستار بهشتی بی پناه بود و زیر مشت و لگد له شد بی آن که حتی فرصت حرف زدن یافت و می توان محسن روح الامینی بود و در نامناسب ترین لحظه ها به زیر چرخ حوادث خونین غلطید و با همۀ ارتباطات عالیه نیز قربانی شد. و یا میتوان دچار سرنوشت آن بیشمار فلک زده هایی شد و با جرایم جنحه و جنائی کوچک مشمول قهر قساوتمندانه نظامی گردید که خود باعث ایجاد آن جرایم است. همه و هر چیز در این نظام قضائی قابل تصور است، الّا عدالت.
 
با این همه، این خصلت نمای جمهوری اسلامی نیست. ورای تمام این "تصادفات" و تمام این "بیعدالتی" ها، منطق رویدادها حفظ نظم طبقاتی حاکم است. قربانی درون زندان، فقط و فقط برای حفظ نظم بیرون زندان است؛ برای آن است که انبوه میلیونی قربانیان روزمرۀ بیرون زندان همچنان سر به زیر به تسلیم در مقابل سرنوشت خویش رضایت دهند. برای آن است تا "برگزیدگان" جامعه، کارآفرینان و "صنعتگران" و تجار محترم و خانواده هایشان، روحانیان معزز و عالیرتبگان بوروکراسی اداری و نظامی و در یک کلام، پیکرۀ اصلی طبقۀ حاکم، بتوانند با آسودگی خاطر ایام تعطیلاتشان را در لندن و تورونتو و دبی طی کنند و در آپارتمان های طبقۀ بیستمی خویش استخر شنا تعبیه کنند. برای آن است تا چرخهای تولید در "اقتصاد مقاومتی" بهتر بچرخند و تمام خسرانهای ناشی از جدال با بلوک بندیهای رقیب در بازار جهانی و ناشی از مخاصمت های "شیطان بزرگ" سابق و دوست آینده، جبران شوند. شیرۀ جان این میلیونها قربانی روزمرگی زندگی در جهنم سرمایه داری ایران، روغن چرخ دندۀ دستگاه انباشت سرمایه در ایران است. برای حفظ این نظم اسارتبار در بیرون زندان است که در درون زندان قربانی تولید می شود. "قربانی" سیگنال نظام از درون زندان به بیرون آن است تا مبادا محرومان پای خویش را از محدوده ای فراتر نهند که "نظم" برای آنان در نظر گرفته است.
 
شاهرخ در مقابل این نظم سکوت نکرد و بهای آن را با جان خود پرداخت. اما ایکاش او راه درست مبارزه با بنیانهای طبقاتی این نظم را نیز در می یافت. ایکاش او در می یافت که کار سازمانیابی و سازماندهی کمونیستی پرولتاریا از دل آکسیونیسم و تشکیلات سازی سمبلیک و جنجال رسانه ای باز نمی شود. ای کاش او درمی یافت که طبقه کارگر ایران امروز بیش از هر چیز به عناصر سازمانگر در درون خود نیاز دارد و نه به چهره های پرشور مدافع حقوق بشر در درون زندان ها. این چهره ها امروز به مرحمت موج جنبش های "بشردوستانه" کم نیستند. ایکاش او در می یافت که استمرار و ادامه کاری و فعالیت نقشه مند و آماده شدن برای پیکار در لحظۀ مناسب کلید پیروزی طبقۀ کارگر انقلابی است. ایکاش او پی می برد که لحظۀ ورود به پیکار مرگ و زندگی را میزان آمادگی و سازمانیابی طبقۀ کارگر سوسیالیست است که تعیین می کند و نه درجۀ خشم و نارضایتی فعال فاقد تشکیلات. ایکاش او توجه داشت که بسیاری از عرصه های نبردی که امروز توسط جنبشهای اجتماعی دیگر در مقابل طبقه کارگر باز می شوند، فقط برای کشاندن وی به پیکارهائی زودهنگام و بهره برداری از نیروی وی برای اهدافی دیگرند.
افسوس که دیگر فرصتی برای مباحثه و مجادله با این فرزند شریف طبقۀ کارگر ایران نمانده است.  افسوس که او دیگر در میان ما نیست. نام شاهرخ زمانی در میان فرزندان شریف طبقۀ کار و زحمت، در میان دفتر افتخارات پرولتاریای ایران برای همیشه ثبت شد.
یادش گرامی باد
تدارک کمونیستی – جنبش سازمانیابی حزب پرولتاریا
«انسان خالق است»
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اعلامیه هیئت اجرایی سازمان کارگران انقلابی(راه کارگر)
درباره شهادت رفیق شاهرخ زمانی
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درادبیات فارسی واژه شهید را برای کسی بکارمی برند که درراه اسلام وخدا کشته شده باشد
آیا شاهرخ زمانی درراه اسلام وخدا کشته شد؟