۱۳۹۴ اردیبهشت ۲۳, چهارشنبه

مردم!حکومت ۳۷ ساله مشتی آدمکش، دزدو وطنفروش!بس است


آتشفشان خلق!با فرياد "مرگ برخامنه ای" درمهآباد به غرش در آمد





سیمور هرش، روزنامه نگار صاحب نام آمریکایی در مقاله ای، دولت آمریکا را به دروغگویی در مورد نحوۀ قتل اسامه بن لادن، رهبر القاعده متهم کرده است.
دولت آمریکا در دوم ماه مه ۲۰۱۱ اعلام کرد که رهبر القاعده در جریان یک عملیات ویژه توسط کماندوهای آمریکایی در مخفیگاهش در روستای ابیت آباد پاکستان به قتل رسیده است.
سیمور هرش در “مقاله ای”: http://www.lrb.co.uk/v37/n10/seymour-m-hersh/the-killing-of-osama-bin-laden که در نشریۀ بریتانیایی «London Review of Books» منتشر کرده، ادعا کرده است سرویس های اطلاعاتی پاکستان در این عملیات با آمریکا همکاری داشته و از حمله به ساختمان محل اختفای بن لادن مطلع بوده اند.
به نوشتۀ سیمور هرش، مخفیگاه اسامه بن لادن توسط یکی از مدیران سابق سرویس های اطلاعاتی پاکستان و در ازای دریافت بخشی از مبلغ ۲۵ میلیون دلار جایزۀ تعیین شده به سازمان اطلاعات آمریکا اطلاع داده شده است.
مقامات پاکستان بعد از عملیات صورت گرفته توسط نیروهای آمریکایی، ضمن اعتراض به این اقدام، آن را تجاوز به خاک پاکستان و نقض قوانین بین المللی از سوی آمریکا خواندند.
آمریکا در آن هنگام اعلام کرده بود که کشف مخفیگاه بن لادن در پی یک عملیات تحت فرماندهی آمریکا و از سوی سازمان اطلاعات این کشور صورت گرفته و دولت پاکستان در جریان این عملیات نبوده است.
سیمور هرش در این مقاله مدعی شده است که اسامه بن لادن در سال ۲۰۰۶ میلادی توسط سرویس های اطلاعاتی ارتش پاکستان دستگیر و در خانۀ مذکور در روستای ابیت آباد در حومۀ اسلام آباد زندانی بوده است. وی همچنین در این مقاله می نویسد که پیکر اسامه بن لادن بر خلاف آنچه که دولت آمریکا می گوید به دریا انداخته نشده بلکه از ارتفاع زیاد و توسط یک هلی کوپتر آمریکایی بر فراز کوههای هندوکش به بیرون پرتاب شده است.
مقامات آمریکایی ادعاهای سیمور هرش را در این مقاله کذب خوانده اند.
سیمور هرش که ۷۸ سال دارد یکی از شناخته شده ترین روزنامه نگاران حال حاضر است. او در سال ۱۹۶۹، قتل عام ساکنان روستای «می لی» در ویتنام را توسط ارتش آمریکا فاش کرد که جایزۀ پولیتزر را برای وی به ارمغان آورد.

عکس یادگاری زیر که در سوریه با قاسم سلیمانی برداشته شده

عکس یادگاری زیر که در سوریه با قاسم سلیمانی برداشته شده است یکی از اسنادی است که بطور نمادین وضع دخالت نیروهای نظامی ایران در این کشور را نشان می‌دهد. تمام افرادی که در تصویر در کنار سلیمانی دیده می‌شوند با فاصله زمانی از هم کشته شده‌اند.
با دقت در آدمهای این تصویر و چگونگی مرگ آنان می‌توان تصوری از تنوع طیف نیروهای ایران در سوریه داشت و نشان داد که اینان در کجا و با چه کسی میجنگند.
از راست:
1.علی سلطان مرادی. عضو پایگاه مقاومت بسیج حماسه‌سازان عاشورا. مرگ: 23 بهمن 93 در کفرناسج در استان درعا بدست گروه الویه الفرقان،زیرشاخه ارتش آزاد
2.عباس عبداللهی. فرمانده گردان صابرین تیپ امام زمان لشکر 31 عاشورای سپاه پاسداران. مرگ 23 بهمن 93 در کفرناسج در استان درعا بدست گروه الویه الفرقان زیرشاخه ارتش آزاد
3.علیرضا توسلی، افغان مقیم ایران. مرگ 9 اسفند 93 در تل قرین، استان درعا بدست گروه معتزبالله زیرشاخه ارتش آزاد.
4.حسین بادپا عضو لشكر 41 ثارالله كرمان سپاه پاسداران. مرگ 31 فروردین 94 در بصرالحریر استان درعا بدست جیش الیرموک زیرشاخه ارتش آزاد.


Visite historique du Président français à Cuba

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13 mai 2015
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François Hollande réalise une visite à Cuba pour renforcer les relations entre les deux pays.

Photo : AFP/Reuters

Le 11 mai 2015, précisément un mois après la rencontre historique entre Barack Obama et Raúl Castro lors du Sommet des Amériques au Panama, François Hollande réalise une visite officielle à Cuba, devenant ainsi le premier Président français à se rendre dans l’île. Profitant d’un contexte international favorable avec le rapprochement opéré par Washington et La Havane depuis le 17 décembre 2014, ainsi que le processus de normalisation entrepris par l’Union Européenne à Cuba depuis février 2014, Paris renforce ainsi ses liens avec la plus grande île de la Caraïbe.

Une visite minutieusement préparée

Cette visite historique a été précédée de plusieurs déplacements officiels. Dans un premier temps, le 12 avril 2014, Laurent Fabius, Ministre français des Affaires étrangères, s’est rendu à Cuba et a été reçu par le Président Raúl Castro (1). Il s’agissait alors de la première visite du chef de la diplomatie française depuis le séjour de Claude Cheysson en août 1983 (2). Par ce déplacement officiel, Paris a acté l’échec de la politique de sanctions de Bruxelles qui impose une Position commune à l’île depuis 1996.

En mars 2015, une délégation française menée par Mathias Felk, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, et Bruno Bézard, Président du Club de Paris et directeur général du Trésor français, a réalisé une visite de trois jours à Cuba pour préparer la venue du Président François Hollande et aborder la question de la dette de l’île vis-à-vis du Club de Paris, qui s’élève à près de 15 milliards de dollars (3).

Les motivations de la France

Les motivations du voyage officiel du Président Hollande sont multiples. Elles sont d’abord d’ordre politique. En effet, la diplomatie française est consciente que Cuba est la porte d’entrée en l’Amérique latine, où les Etats-Unis ont perdu une grande partie de leur influence au profit de la Chine et de la Russie, qui, elles, entretiennent des relations très étroites avec l’île. Jamais dans l’histoire du continent, l’influence de La Havane n’a été aussi grande. Non seulement, Cuba dispose de relations diplomatiques, commerciales et culturelles fructueuses avec toutes les nations latino-américaines, mais elle occupe une place prépondérante au sein des organismes d’intégration régionale tels que la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (CELAC), qui regroupe les 33 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, et l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) qui réunit 13 nations de la région. Le II Sommet de la CELAC de La Havane en janvier 2014 avait regroupé les chefs d’Etat et de Gouvernement de tout le continent dans une impressionnante démonstration d’unité, et avait déclaré l’Amérique latine comme étant une « Zone de Paix (4) ».

Preuve de l’importance de Cuba, les Etats-Unis ont également été contraints d’entamer un processus de dialogue avec La Havane, en raison de leur isolement en Amérique latine, où même leurs plus fidèles alliés tels que le Mexique ou la Colombie ont fermement exprimé leur opposition à l’état de siège économique imposé à la population cubaine. D’ailleurs, plusieurs nations du continent avaient menacé de boycotter le Sommet des Amériques d’avril 2015 au Panama, en cas d’absence de Cuba. Ainsi, Juan Manuel Santos, Président de la Colombie et plus grand soutien de Washington en Amérique latine, avait déclaré en avril 2012 lors du VI Sommet des Amériques qu’il accueillait à Carthagène qu’un « autre Sommet sans Cuba serait inacceptable (5) ».

Ainsi, le soutien latino-américain à Cuba dépasse les clivages idéologiques traditionnels. Le gouvernement français est conscient que des relations cordiales avec Cuba faciliteront les rapports avec le reste du continent. Pour cette raison, pas moins de huit ministres accompagnent le Président Hollande, soulignant ainsi l’importance qu’accorde la France à ce déplacement officiel.

Les motivations sont également d’ordre économique. En effet, en plus des rencontres officielles classiques et de l’inauguration du nouveau siège de l’Alliance française à La Havane, l’agenda de François Hollande inclut également la participation à un forum économique entre les investisseurs français et l’Etat cubain afin de renforcer la présence de la France à Cuba.

Ainsi, des dizaines de chefs d’entreprise français sont du voyage présidentiel. Si près de soixante entreprises françaises, telles que Pernod-Ricard, Accor, Bouygues, Alcatel-Lucent, Total, Alstom et Air France (6), sont installées à Cuba, la France n’est que le neuvième partenaire économique de l’île après le Venezuela, la Chine, l’Espagne, le Canada, les Pays-Bas, le Brésil, le Mexique et l’Italie. Ainsi, la France souhaite développer sa présence dans les secteurs de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables, du transport, et de la biotechnologie et investir la Zone spéciale de développement du port de Mariel (7).

La récente visite de Bruno Rodríguez, Ministre cubain des Affaires étrangères, à Paris le 20 et 21 avril 2015, illustre l’intérêt accordé par la France aux relations avec Cuba. En effet, ce dernier a non seulement été reçu par son homologue français Laurent Fabius, mais il a également été accueilli par le Président Hollande qui a descendu les marches du perron du Palais de l’Elysée pour le saluer, geste protocolaire traditionnellement réservé aux grands chefs d’Etat. Une rencontre a également eu lieu avec Manuel Valls, Premier ministre, qui a déroulé le tapis rouge à l’Hôtel de Matignon au représentant de la République de Cuba (8).

Les relations entre la France et Cuba se sont considérablement améliorées, notamment grâce à Jean Mendelson, ambassadeur de France à La Havane de novembre 2010 à janvier 2015, qui a beaucoup œuvré au rapprochement entre les deux nations et qui a été apprécié des Cubains. De la même manière, Orlando Requeijo, ambassadeur de Cuba en France de 2009 à 2013, ainsi que Héctor Igarza, son successeur actuellement en poste à Paris, ont grandement contribué au renforcement des rapports entre les deux nations. L’ambassadeur Igarza considère la visite du Président Hollande comme étant à la fois « historique et symbolique de l’état des excellentes relations bilatérales (9) ».

Des liens historiques entre la France et Cuba

En réalisant la première visite d’un chef d’Etat français à Cuba, François Hollande répare ainsi une anomalie historique. En effet, « plus de 200 ans d’amitié et 113 années de relations diplomatiques et consulaires [depuis 1902] » unissent les deux nations, rappelle l’ambassadeur Igarza. Les premiers colons français se sont installés à Cuba dès 1804, après avoir fui la Révolution haïtienne. Cienfuegos, l’une des principales villes cubaines, a été fondée en 1819 par le Bordelais Jean-Louis Laurent de Clouet. Cette « Perle du Sud » de 150 000 habitants est d’ailleurs toujours imprégnée d’influence française notamment par son architecture.

De la même manière, les indépendantistes cubains ont été grandement influencé par les idéaux de la Révolution française et l’hymne national de l’île, La Bayamesa, puise son inspiration dans La Marseillaise. Victor Hugo avait soutenu la cause de l’émancipation cubaine contre le joug espagnol et entretenu une correspondance avec José Martí, Héros national cubain. Par ailleurs, chose peu connue, la devise de la Révolution cubaine « La Patrie ou la Mort », dérivée de la maxime « La Liberté ou la Mort », lancée pour la première fois par Fidel Castro le 5 mars 1960 suite à l’attentat terroriste organisé par la CIA contre le bateau français La Coubre qui transportait armes et minutions à Cuba et qui fit une centaine de morts et plus de 200 blessés, tire sa source de la devise robespierriste « Liberté, Egalité, Fraternité, ou la Mort (10) ».

Avec cette visite historique, le Président François Hollande indique la voie à suivre aux autres nations occidentales et envoie un message à l’Union européenne et aux Etats-Unis. La France rappelle ainsi que la meilleure façon de promouvoir des intérêts mutuels est de baser les relations avec Cuba sur l’égalité souveraine, le dialogue respectueux et la non-ingérence dans les affaires internes.

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr Page Facebook :https://www.facebook.com/SalimLamra...

Notes :

1.- Le Monde, « Laurent Fabius en visite à Cuba, ‘amie’ de la France », 13 avril 2014.

2. - Claude Cheysson, « Déclaration de M. Claude Cheysson, Ministre des relations extérieures sur les relations avec Cuba et le droit des peuples », 5 août 1983. http://discours.vie-publique.fr/not...(site consulté le 6 mai 2015)

3.- Agence France-Presse, “A Cuba, une délégation française prépare la visite de François Hollande”, 8 mars 2015.

4.- Ministerio de Relaciones Exteriores de la República de Cuba, “Proclama de América Latina y el Caribe como Zona de Paz”, 29 janvier 2014. http://celac.cubaminrex.cu/articulo... (site consulté le 6 mai 2015).

5.- María Carolina Piña, « Santos : Otra Cumbre sin Cuba sería inaceptable », RFI, 14 avril 2015.

6.- France Diplomatie, « La France et Cuba ». http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/do... (site consulté le 6 mai 2015).

7.- Prensa Latina, « Visita de Hollande a Cuba es resultado de relación histórica », 30 avril 2015.

8.- Gouvernement français, « Entretien de Manuel Valls avec Bruno Eduardo Rodríguez Parilla, ministre des Relations extérieures de la République de Cuba », 21 avril 2015.http://www.gouvernement.fr/partage/... (site consulté le 6 mai 2015).

9.- Entretien avec l’Ambassadeur Héctor Igarza par courriel le 6 mai 2015.

10. Fidel Castro Ruz, « Discurso », 5 mars 1960, République de Cuba.http://www.cuba.cu/gobierno/discurs... (site consulté le 6 mai 2015). 

Y EN A MARRE et BALAI CITOYEN : Les nouveaux "Tirailleurs" de l’impérialisme en Afrique

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13 mai 2015
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L'opinion démocratique, patriotique, panafricaine et anti-impérialiste sénégalaise a appris avec étonnement l'opération de mercenariat de Y en a marre du Sénégal et du Balai citoyen du Burkina Faso en République Démocratique du Congo (RDC). Les autorités du pays de Lumumba, Mulélé et Kabila ont expulsé les jeunes missionnaires ouest-africains en annonçant avoir saisi du "matériel, de l'argent et des armes destinés à destabiliser la RDC" et "arrêté pour les juger leurs co-religionnaires congolais".



Les jeunes "tirailleurs" sénégalais et burkinabés prétendent agir pour la "démocratisation" de l’Afrique et "lutter" ainsi contre les "dictateurs" qui s’accrochent au pouvoir en traficotant les "institutions, les constitutions" pour "voler les élections".

Mais que cachent vraiment ces beaux slogans de "démocratie" et de "lutte contre les dictatures" ? L’exportation de la "démocratie" à travers les ONG ne rappelle-t-elle pas l’exportation de la "civilisation" qui fut l’un des principaux leitmotiv de la conquête coloniale subie par les peuples ?

Ces mercenaires d’aujourd’hui ne sont-ils pas de simples copies des missionnaires d’antan qui balisèrent la voie des "tirailleurs" qui furent les troupes de choc commandées par les Faidherbe, les Galliéni, les Bugeaud pour tailler les immenses territoires qui constituèrent les empires coloniaux occidentaux ? Y en a marre et Balai citoyen ne sont-ils pas des "tirailleurs" missionnaires compléments des troupes de choc armées impérialistes d’aujourd’hui que sont les Daesh et Boko Haram au service de la françafric, de l’eurafric et de l’usafric ?

Avant Y en a marre et Balai citoyen, les "révolutions colorées"



Roumanie, RDA, Serbie, Georgie, Ukraine, etc, ont été les bancs d’essai expérimentaux pour renverser les pouvoirs qualifiés de "dictatures" et y installés les nouvelles tyrannies "démocratiques" libérales bourgeoises soumises aux intérêts impérialistes.

Cette stratégie a été récemment étendue aux révoltes populaires en Afrique du nord et au Moyen-Orient sous le nom de "printemps arabe".

La question est toujours la même : comment dévoyer la colère du peuple contre les régimes dictatoriaux libéraux corrompus vers des pouvoirs "démocratiques" libéraux corrompus.

Ce shéma dont l’objectif est de préserver le contrôle de l’impérialisme sur le pays considéré intègre les fers aux feux utilisables pour empêcher la souveraineté nationale et populaire que sont les fanatiques religieux, les dictatures militaires qui partagent le programme unique libéral et la soumission aux diktats libéraux du FMI, de la Banque Mondiale et de l’OMC et l’implosion des Etats-Nations à l’instar de l’ex-Yougoslavie et du Soudan.

Rappelons qu’à la Baule en 1990, sentant la montée des mouvements populaires en Afrique, Miterrand avait donné le coup d’envoi des "conférences nationales" en déclarant : "S’il y a contestation dans tel Etat particulier, eh bien ! que les dirigeants de ces pays en débattent avec leurs citoyens.

Lorsque je dis démocratie, lorsque je trace un chemin, lorsque je dis que c’est la seule façon de parvenir à un état d’équilibre au moment où apparant la nécessité d’une plus grande liberté, j’ai naturellement un schéma tout prêt : système représentatif, élections libres, multipartisme, liberté de la presse, indépendance de la magistrature, refus de la censure : voilà le schéma dont nous disposons".

Ces "conférences nationales" permirent ainsi de réaménager le système semi-colinal en transformant les dictatures militaires et/ou civiles en multipartisme intégral sans toucher aux fondements économiques et sociaux de l’oppression séculaire des peuples d’Afrique.

Puis ce fut le tour d’Obama de préciser récemment : "L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes".

Cette formule est devenue l’alpha et l’omega d’une certaine élite africaine lobotomisée qui se tourne de plus en plus vers l’impérialisme US. En effet l’opposition entre "hommes forts" et "institutions fortes" est une supercherie monumentale d’attrape-nigauds.

Il n’y a pas et ne peut y avoir de muraille de Chine entre ces deux notions, car le lien est ici dialectique, les deux concepts s’influencent réciproquement sur la base des intérêts et des objectifs des classes que représentent les "hommes" et les "institutions".

Quelles "institutions fortes" y a t-il aux USA quand 1 sur deux citoyens ne votent tout simplement plus et que le bipartisme bourgeois y interdit de fait toute candidature en dehors des deux partis "républicains et démocrates" des capitalistes ? Quelles "institutions fortes" trouve-t-on en France quand le vote NON du peuple contre le traité constitutionnel est travesti par l’adoption du parlement du traité de Lisbonne ?

C’est ce piège dans lequel est manifestement tombé Y en a marre quand, suite à l’audience que leur avait accordé Obama à Gorée le 28 juin 3003, leur porte parole déclare comme hypnotisé : « Le président Obama a été très attentif à notre discours sur la jeunesse. La rencontre a d’ailleurs duré plus longtemps que ce qui était prévu initialement.

Il a pris certains engagements (lesquels ?), mais je préfère ne pas entrer dans les détails, car un communiqué officiel sur cette rencontre doit être rendu public prochainement. Concernant Y’en a marre, il a conclu en nous demandant de rester forts : « Be strong ! », indique Fadel Barro" (http://www.dakaractu.com/Fadel-Barr...).

Obama leur demande d’être "forts" dans un entretien lors duquel selon Y en a marre "il a beaucoup été question de gouvernance et de démocratie, mais aussi de l’entreprenariat des jeunes, de l’importance d’un développement qui passe par la terre, qui donne des raisons aux jeunes de rester chez eux" (idem).

Gorée Institute est "l’organisation panafricaine de la société civile ouvrant à la promotion de la démocratie, du développement et de la culture en Afrique" qui a abrité cette recommandation de l’impérialisme US démontrant ainsi à quoi peuvent bien servir cette foison abondante d’ONG en Afrique ccomme l’Usaid, le corps de la paix, etc.

D’où cette sortie pertinente du site d’information Leral après le safari Y en a marriste avorté de Kinshasa : "On savait que Y en a marre bénéficie d’appuis financiers et de subventions des organisations non gouvernementales et des fondations internationales. Mais on ne savait pas que le pays d’Obama, à travers le département d’Etat, considère ces jeunes sénégalais comme de puissants leviers pour redessiner la carte de l’Afrique".

C’est ainsi que l’on apprend le rôle de recruteur pour les basses besogne fortement monnayées de l’Ambassadeur d’origine Congolaise des USA au Burkina Faso. Son pedigree officiel en dit long sur sa mission qui consiste à fabriquer des "révolutions colorées" à la sauce africaine : "Dr. Tulinabo S. Mushingi a été confirmé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique auprès du Burkina Faso par le Sénat américain et le Président Barack Obama, respectivement le 9 et le 25 juillet 2013.

L’Ambassadeur Mushingi, un diplomate de carrière du Senior Foreign Service, a servi en qualité de Secrétaire Exécutif Adjoint et Directeur Exécutif du Secrétariat Exécutif d’Etat de 2011 à 2013.

L’Ambassadeur Mushingi fut également Premier Conseiller à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Ethiopie où il s’engagea activement à promouvoir la politique américaine dans la corne de l’Afrique, tout en menant les activités des différentes agences gouvernementales et supervisant la gestion des ressources de cette mission qui constitue la troisième plus grande présence du Gouvernement américain en Afrique, tout en apportant son appui à la représentation américaine auprès de l’Union Africaine.

De 2006 à 2009, l’Ambassadeur Mushingi a servi en tant que Conseiller de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Tanzanie. De 2003 à 2006, il fut attaché au Secrétariat Exécutif chargé d’accompagner les Secrétaires adjoints Armitage et Zoellick à l’étranger.

L’Ambassadeur Mushingi a également occupé diverses fonctions à l’étranger, y compris à Kuala Lumpur, Malaisie ; Maputo, Mozambique ; Lusaka, Zambie ; et Casablanca, Maroc ; ainsi qu’au Département d’Etat à Washington D.C., notamment auprès du Bureau of Intelligence and Research ; le Bureau of International Organization Affairs et le Bureau of Human Resources.

Il a reçu plusieurs distinctions, dont deux Superior Honor Award du Secrétaire Clinton et du Secrétaire-adjoint Armitage et un autre pour son leadership remarquable au cours de la visite de quatre jours du Président Bush en Tanzanie, qui fut un véritable succès.

Pendant son passage au Foreign Service Institute, de 1989 à 1991, Dr. Mushingi a réussi à mettre en œuvre des mesures concrètes pour diversifier le corps enseignant d’une des plus grandes sections de langues étrangères de cet institut qui forme le Corps Diplomatiques des Etats-Unis.

L’Ambassadeur Mushingi a travaillé pour le Corps de la Paix des Etats-Unis d’Amérique en Papouasie Nouvelle Guinée, en RD Congo, au Niger et en République Centrafricaine. Pendant de nombreuses années, il était professeur visiteur à Dartmouth College et professeur à Howard University".

Confronté à cette orchestration provocatrice, Lambert Mendé, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement de la RDC annonce fermement les décisions prises : "Nous avons décidé de les expulser de notre territoire : ils n’ont pas le droit de venir faire de la politique ici (...) ils ont prétendu être venus ici pour agir dans le sens d’un changement du régime d’un pays qui n’est pas le leur, cela ne se fait pas.

Conformément à la loi, nous les expulsons donc de notre territoire. Nous n’avons pas à nous expliquer sur cela. il y a beaucoup de problème à cet égard, il y a beaucoup d’argent qui a circulé, il y a des comptes qui ont été ouverts sous de fausses identités…

Il y a même une fausse société qui a été créée pour pouvoir inviter les trois Sénégalais et le Burkinabè. Nous avons trouvé une littérature assez inquiétante sur le retour des jihadistes ; nous avons retrouvé des tenues militaires : tout cela nécessite que ceux qui sont à la base de cette initiative puissent passer devant le procureur" (RFI).

Pourquoi la RDC ?



La RDC est, dès le départ, un des pays d’Afrique qui a subi un traitement particulier de la part de tous les impérialistes. Après les massacres et génocides du colonialisme Belge, le pays a été tout de suite mis sous coupe réglée suite à l’assassinat de Lumumba puis de Mulélé et l’installation au pouvoir de Mobutu, second plus grand assassin du peuple Congolais.

Le Zaïre devint ainsi la base arrière de l’UNITA pro-néo-coloniale contre le MPLA porteur du projet indépendantiste radical, solidaire de la SWAPO de Namibie et de l’ANC anti-apartheid sud-africain. Il faut ici rappeler l’internationalisme en acte fondamental de la "petite" Cuba qui, avec les combattants du MPLA, ont infligé la défaite historique de Cuito Cuanavale aux troupes racistes sud africaines soutenues par l’impérialisme US et de l’UE, ce qui a contraint Prétoria a libéré Mandela et a négocié le principe d’un homme = une voix.

Mobutu, tout comme Houphouët, Senghor, Bongo, Eyadéma, Ahidjo, etc, ont été des piliers du système néo-colonial imposé dans le sang par l’impérialisme pour contrôler l’Afrique. Ils ont été aussi des alliés du sionisme en Afrique.

L. D. Kabila, qui avait maintenu un foyer de résistance dans le Kivu ("Ehobora"), visité un moment par Che Guevara, forgea une alliance nationale et panafricaine en 1996 pour briser le piège de cet arbre à palabre inefficace et trompeur de la "conférence nationale" imposée par Miterrand en 1990 avant de renverser le président léopard Mobutu.

L’abandon de la voie révolutionnaire et panafricaine par le Rwanda, un moment allié de L. D. Kabila, se traduisit par une tentative de coup d’état déjouée contre Kabila et l’occupation militaire de l’est du Congo par des milices armées. Cette guerre d’occupation territoriale imposée à la RDC qui se poursuit a fait plus de 5 millions de morts pendant que les richesses de l’est du Congo continuent d’être pillées par les Multinationales des impérialistes US et de l’UE.

L. D. Kabila fut assassiné, mais le nouveau pouvoir Congolais ne tomba pas et Joseph Kabila prit la relève de son père tout en faisant des concessions aux impérialistes. Toutefois, ce compromis qui cède à l’affairisme impérialiste occidental a été accompagné d’une ouverture du pays à d’autres partenaires économiques dont les BRICS.

Parallèlement, des projets économiques stratégiques panafricains d’envergure voient le jour avec l’Angola, le Zimbabwé, l’Afrique du Sud, la Namibie, la Guinée Equatorale, le Mozambique, etc, y compris des projets de défense militaire patriotique et panafricaine. L’axe que constitue la SADC prend ainsi peu à peu le chemin du déserrement de l’étau néo-colonial des puissances impérialistes US et de l’UE.

Malgrè le tour libéral des politiques que mènent le fils Kabila, force est de constater que les impérialistes cherchent à se débarrasser du régime kabiliste parce que justement la Chine et d’autres pays émergents sont devenus et/ou sont en cours de devenir les premiers partenaires économiques et commerciaux de la RDC et des pays de la SADC.

Il n’est pas rare d’entendre dans ces pays la phrase suivante : "la coopération avec les BRICS, en particulier la Chine, a réalisé en quelques années ce que des siècles de domination coloniale occidentale n’ont pas réalisé, notamment en terme d’investissements dans les infrastructures".

Confrontées à cette concurrence, c’est ainsi que les impérialistes remettent en scène le dinausore, ex-ministre de Mobutu, Tshésékédi, et autres apatrides qui ont mangé à la soupe Mobutu, sans oublier l’achat d’éléments de la "diaspora" congolaise en Europe pour vilipender J. Kabila en l’amalgamant avec les chefs d’état néo-coloniaux des réseaux françafricain, eurafricain, usafricain.
Tout ce beau monde s’agite bruyamment et agressivement en attaquant parfois physiquement les autorités congolaises en visite dans les pays européens dans le but de ramener carrément la RDC dans le giron de la domination sans partage des impérialistes US et de l’UE.

Là où la guerre à l’est et l’inféodation aux impérialiste de la soi-disant "oppostion" congolaise sont en passe d’échouer, c’est manifestement Y en a marre et Balai citoyen qui sont ainsi mis à contribution par les impérialistes pour destabiliser et renverser le pouvoir Kabiliste. Tout ceci est fait aussi pour berner les peuples africains et les militants panafricanistes.

Cabral, Sankara, Nkrumah, Um Nyobé, Cheik Anta Diop comme icônes inoffensives

Y en a marre et Balai citoyen ont souvent à la bouche ou sur leurs tee-shirts ces figures historiques des luttes anti-colonialistes et anti-impérialistes africaines. Ils les présentent comme leurs inspirateurs et références.

Presque tous ces héros sont des martyrs assassinés par les mêmes qui les financent et se tapissent derrière le "tourisme" politique prétendument "patriotiques et démocratiques" des louangeurs Y a en marristes qui en font des icônes inoffensives tout comme les publicistes des Multinationales prédatrices le font maintenant avec la figure du CHE.

Certains d’entre eux sont des collabos conscients des impérialistes, mais tous ne le sont pas, notamment les dizaines et centaines de milliers, voire des millions de jeunes qui ont été les acteurs majeurs des historiques journées du 23 juin et du 30 au 31 octobre au Sénégal et au Burkina Faso.

Que savent-ils vraiment des théories et pratiques des révolutions africaines incarnées par les Cabral, Sankara, Um Nyobé, Osendé Afana, F.R. Moumié, Nkrumah, Cheikh Anta Diop, Victor Diatta, Lamine Arfan Senghor, Thiémoko Garan Kouyaté, des doyens du PAI qui ne sont jamais reniés, etc ?

Savent-ils que ces héros et martyrs ont été liquidés par les impérialistes avec la complicité directe ou indirecte d’Africains qui ont été les rouages humains de la servitude dont les peuples africains sont victimes jusque de nos jours ? Sont-ils vraiment prêts à se mettre en théorie et en pratique à l’école de ceux et celles qui ne doivent pas devenir les icônes inoffensives instrumentalisées par des pantins au service des impérialistes ?

Les grands révolutionnaires africains ont forgé, à défaut de vaincre, des théories et pratiques pour que l’Afrique et les peuples d’Afrique conquièrent l’indépendance et la souveraineté nationale et populaire. C’est cela qu’ils ont légué à la jeune génération d’aujourd’hui qui doivent à leur comme le dit F. Fanon s’acquitter de leur devoir en parachavant leur oeuvre émancipatrice.

L’escapade néo-coloniale en RDC de Y en a marre et du Balai citoyen interpelle chaque jeune qui s’est engagé dans la mobilisation citoyenne que ces mouvements médiatisés par les ONGS et la presse impérialiste ont représenté.

La jeunesse africaine doit s’affranchir des diktats de la pensée unique libérale déclinée sous la forme trompeuse de la promotion de "l’entreprenariat privé" et des "institutions fortes".

En effet, seuls des hommes et des femmes "forts" forgeant des "institutions fortes" comme un parti populaire organisé et un Etat stratège au service du peuple, c’est à dire de la majorité ouvrière, paysanne et des travailleurs du secteur informel peuvent oeuvrer, en encadrant et en contrôlant la bourgeoisie nationaliste, à frayer la voie à la libération et à planifer le développement national et panafricain de l’Afrique.

Source : http://www.cameroonvoice.com/news/a...


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۱۳۹۴ اردیبهشت ۲۲, سه‌شنبه


پذيرش طرح تبديل زندان اوين به پارك

    پذيرش طرح تبديل زندان اوين به پارك
    شهردار تهران می‌گوید درباره تبدیل زندان اوین به پارک و فضای سبز با رییس قوه قضاییه مذاکره کرده و پیشنهاد او برای تغییر کاربری اوین پذیرفته شده است. محمدباقر قالیباف، در مراسمی گفته است: پیشنهاد شهرداری تهران برای تبدیل زندان اوین به پارک در قوه قضاییه بررسی شد و قرار است شهرداری بخشی از هزینه تبدیل زندان اوین به پارک را بپردازد تا مجموعه اوین به پارک عمومی تبدیل شود.
    اين موضوع  را از دو سال قبل هم در بهمن ماه ۱۳۹۱ شهرداری تهران اعلام کرده بود براساس مذاکراتی که این نهاد با دستگاه قضایی داشته، "به زودی" زندان اوین به پارک و موزه تبدیل می‌شود اما این تغییر کاربری هنوز عملی نشده است.
    دلیل تاکید شهرداری تهران بر تغییر کاربری زندان اوین، افزایش فضای سبز شهری در داخل پایتخت است اما پیش از آن باید برای انتقال زندانیان اوین راه حلی پیدا شود.
    رییس سازمان زندان‌های ایران شمار زندانیان اوین در سال ۱۳۸۹ را حدود ۶ هزار نفر اعلام کرده بود.
    پیش‌تر زندان قصر تهران که از قدیمی‌ترین زندان‌های محل نگهداری زندانیان سیاسی ایران بوده، به موزه و باغ تبدیل شده است و شهرداری تهران قصد دارد الگوی زندان قصر را برای زندان اوین اجرا کند.
    قابل ذكر است كه بیشترین زندانیان اوین زندانيان سیاسی هستند.

    گفت‌وگو با خسرو پارسا درباره «پیکتی و هزارتوی سرمایه‌داری» راه‌حل ناکجاآبادی آقای پیکتی

    گفت‌وگو با خسرو پارسا درباره «پیکتی و هزارتوی سرمایه‌داری»
     

    راه‌حل ناکجاآبادی آقای پیکتی
     
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    گفت‌وگو با خسرو پارسا درباره «پیکتی و هزارتوی سرمایه‌داری»
    راه‌حل ناکجاآبادی آقای پیکتی
    علی سالم
    منتشر شده در شرق
    امروز اعضای صدک بالایی ثروتمندان جهان تقریبا دوهزار برابر  ثروتمندتر از ۵٠ درصد پایینی جمعیت جهان‌اند. رسیدن به بالاترین میزان  نابرابری در تاریخ و روند رسیدن به این نقطه، موضوعی است که در کتاب مفصل  توماس پیکتی با انبوهی از آمار و نمودار درباره انباشت سرمایه در تاریخ  ٢٠٠‌ساله اخیر به آن پرداخته می‌شود. سرو‌صدایی که کتاب «سرمایه در قرن  بیست‌ویکم» به راه انداخت، ناشی از تعلق نویسنده به جریان اقتصاددانان غالب بود که به‌صورتی غیر‌منتظره، همه نظریات اقتصاد نوکلاسیک را درباره مسائل  درآمد و توزیع، زیرورو کرد. تحلیل تاریخی پیکتی مبنی‌بر افزایش ساختاری  نابرابری در نظام سرمایه‌داری با موافقت و همراهی چپ‌گراها همراه شد، اما  راه‌حل تجویزی او مبنی‌بر «مالیات‌ستانی تصاعدی»، که پیش از این امتحان  تاریخی خود را در قالب سوسیال‌دموکراسی نشان داده بود، مخالفت این منتقدان  را برانگیخت.
    به‌تازگی چکیده‌ای از این کتاب در کنار چندمقاله از منتقدان  چپ‌گرای پیکتی، همچون دیوید هاروی، جان بلامی فاستر، پرابات پاتنایک،  ریچارد وولف و الکس کالینیکوس در مجموعه‌ای با عنوان «توماس پیکتی و  هزارتوی سرمایه‌داری» به فارسی منتشر شد. به‌نظر می‌رسد همان‌گونه که الکس  کالینیکوس در پایان مقاله انتقادی خود توضیح می‌دهد تحلیل پیکتی برخلاف  خواست قلبی او، بر بیماری لاعلاج سرمایه‌داری دست می‌گذارد و چه‌بسا برخلاف نیّت مؤلف، نه اصلاحات، که انقلاب را تقویت می‌کند. این کتاب با پس‌گفتاری از خسرو پارسا به پایان می‌رسد. پارسا با اینکه کمتر رغبتی به حضور در  مطبوعات دارد، پیشنهاد ما برای گفت‌و‌گو درباره این کتاب را پذیرفت.‌‌‌‌نقاط ضعف و قوت کتاب سرمایه پیکتی در چیست؟
     
    من در پی‌گفتاری که در مجموعه «سرمایه در سده بیست‌و‌یکم، توماس پیکتی و  هزارتوی سرمایه‌داری»، نوشته‌ام به پاره‌ای از این نکات توجه کرده‌ام. قدرت اصلی کتاب سرمایه پیکتی در اسناد و آمارهایی است که با دقت و پشتکار  فراوان و کار جمعی در اثبات‌ِ نظریه ازدیاد فاصله اغنیا و فقرا ارائه کرده  است، گرچه خود می‌گوید کتاب سرمایه مارکس را کاملا نخوانده است، (گرچه ممکن است چنین اظهارِ نظری صرفا سیاسی بوده و نشانه اجتناب او از تلقی‌شدن  به‌عنوان یک مارکسیست باشد) به‌هرحال، اثبات مجدد نظریه مارکس که ١۵٠ سال  پیش بر مبنای نظریه‌پردازی در ماهیت سرمایه و آمارهای موجود در آن زمان،  طرح شده بود، نکته مهمی است در تأیید آن. نقطه ضعف اساسی کتاب کوشش  به‌منظورِ ارائه «راه‌حل» از درون سیستم سرمایه‌داری است، گرچه خود او این  راه‌حل را ناکجاآبادی تلقی می‌کند.‌
     
    تا‌ چه حد راه‌حل پیکتی را مبنی‌بر بازبینی مجدد در سیستم توزیع  ثروت و مالیات تصاعدی، با توجه به تجربه تاریخی آن، سودمند می‌دانید؟
     
    «مالیات تصاعدی بر ثروت در همه جهان» نه‌تنها ناکجاآبادی غیرممکن و متناقض  با ماهیت سرمایه‌داری است، بلکه این امر حاکی از بی‌توجهی او به تضادهای  درونی سیستم سرمایه‌داری و کشورهای سرمایه‌داری جهان، به‌عنوان  مجموعه‌ها‌یی متشکل از منافع و جناح‌های مختلف و نیز منابع طبیعی و انسانی  متفاوت و تضادهای بی‎شمار، است. در حقیقت این پیشنهاد که مورد تأیید خود  پیشنهاددهنده هم نیست، حاکی از رسیدن او به بن‌بست است. پیکتی می‌کوشد از  درون سیستم سرمایه‌داری راهی بیابد و وقتی به بن‌بست می‌رسد و می‌بیند  سرمایه‌داری اصلاح‌شدنی نیست، از زیر بار نتیجه‌گیری ناگزیرِ تغییر و  دگرگونی سرمایه‌داری طفره می‌رود و پس از آن است که مدافعانِ ضرورت تغییر  بنیادی سرمایه‌داری به سیستمی دیگر، پا به‌عرصه می‌گذارند؛ مدافعانِ  انقلابِ بنیادی. برخی مانند کالینیکوس حتی می‌گویند پیکتی خود لاجرم به این نتیجه می‌رسد.
    مسئله این است که هیچ‌کس از مناسبات سرمایه‌داری، و بالاخره از کالایی‌شدن  همه‌چیز راضی نیست، حتی آن یک‌درصد بالا هم آینده خود را در امان  نمی‌بینند. نوجوانی پس از آگاهی از عمل ازدیاد گازهای گلخانه‌ای و خطراتی  که برای کل بشریت و کره زمین در آینده دارد به سادگی و به‌درستی می‌‍‌‌پرسد مگر سرمایه‌داران که چنین می‌کنند آینده خود و فرزندان و نوادگان‌شان را  هم به خطر نمی‌اندازند؟ می‌دانیم جواب این است که سرمایه‌دار و مدیران  شرکت‌ها هم قربانی آنچه «سیستم سرمایه‌داری» نامیده می‌شود هستند. آنها  باید در آخر سال بیلان مثبت از نظر سود نشان دهند وگرنه خودشان هم حذف  می‌شوند. درک تفاوت سیستم سرمایه‌داری با سرمایه‌داران منفرد، هر کس را به  این نتیجه می‌رساند که مسئله اساسی «سیستم» است نه فرد.پیکتی به این تفاوت اشاره نمی‌کند. تا‌آنجا‎که ازدیاد فاصله غنی و فقیر را  می‌بیند، مفید و کمک‌کننده است، ولی چون درک جامع از «سیستم»، به‌عنوان  موجودیتی فراتر از تک‌تک اجزایش، ندارد نمی‌تواند یا نمی‌خواهد به ماورای  سیستم برود. آلترناتیو هرگز مطرح نمی‌شود.‌
     
    ماورای سرمایه‌داری چیست؟
     
    از دیرباز و حتی قبل از مارکس و هم‌زمان و پس از او، آلترناتیوهای  سرمایه‌داری دو چیز تلقی می‌شد، «سوسیالیسم یا بربریت» که به‌ویژه روزا  لوکزامبورگ آن را در قالب جمله‌ای گویا بیان کرد، اما سوسیالیسم به  گرایش‌های چنان متفاوتی اطلاق می‌شد و هنوز می‌شود که ارائه یک راه‌حل از  طرف همه طرفداران سوسیالیسم، نه ممکن بوده و نه در چشم‌انداز است. آنچه در  طول زمان مسلم شد این است که این آلترناتیو –سوسیالیسم- مطابق یک تصور غلط  از ماتریالیسم تاریخی هرگز خودبه‌خود، به وقوع نخواهد پیوست. باید راه‌حل  ارائه شود، و هنوز با وجود پیشنهاد صدها راه‌حل، طریقی که مقبولیت عمومی  داشته باشد و ممکن هم باشد خود را تسجیل نکرده است. پیکتی ضرورت دگرگونی را نمی‌بیند، ولی سوسیالیست‌هایی که می‌بینند هم در ارائه راه‌حل موفق  نبوده‌اند و هنوز این سؤال تاریخی مطرح است که: ١) اساسا سوسیالیسم چه نوع  مناسباتی است؟ انگلس جواب این پرسش را به‌صورت سلبی ارائه کرده است: سوسیالیسم چه‌چیزی نیست. این نوع برخورد که زمانی مناسب بود، اکنون کافی  نیست. ٢) چگونه می‌توان به آن رسید؟‌
     
    تأثیر بحران اقتصادی ٢٠٠٨ و جنبش وال‌استریت را در ظهور و اقبال  به اقتصاددانان دگراندیش تا چه حد می‌دانید؟ ریشه‌های این بحران چه بود و  آیا کتاب پیکتی به ریشه این بحران می‌پردازد؟
     
    هربار که بحران عمیقی در سرمایه‌داری درمی‌گیرد، طبیعی است که بحث‌های  پیرامون این مباحث-‌مباحثی نظیر آنچه پیکتی مطرح می‌کند- تشدید می‌شود. این‌بار بحران عمیق‌تر از همیشه بود و نمی‌شد با توسل به مسئله بحران‌های  ادواری سرمایه‌داری (که درست است، ولی همه موافق وجود آن‌ها نیستند)، آن را توضیح داد. مسئله ترکیدن حباب مسکن و ازدیاد سودجویی بانک‌ها و کالایی‌شدن همه‌چیز، ازدیاد بیکاری در همه جهان و نیز در آمریکا و اروپا،  سرمایه‌گذاری‌های غرب در کشورهای دیگر به‌منظور استفاده از کار ارزان و …،  همه مطرح شده‌اند. پیکتی توضیح خاصی ندارد. غرب برای مقابله با این بحران،  کمک‌های سرسام‌آوری به بانک‌ها کرد که خود از عوامل بحران بودند (و نه به  مردمی که از بحران زیان دیده بودند) و این کمک از بودجه عمومی، یعنی مردم  صورت گرفت.
     
    ‌بحران در آمریکا و اروپا پاسخ‌های متفاوتی گرفت. در آمریکا جنبش  اشغال باوجود ظهور ناگهانی دولت مستعجل بود و با اینکه درک ما را از بحران  گامی به‌پیش برد، دیری نپایید. در اروپا، به‌‌ویژه در جنوب، با انقلاب  ماهی‌تابه‌های ایسلند و نیز تجربه‌های اخیر سیریزا و پودموس از دل جنبش  اشغال سینتاگما و جنبش ایگنادوس، بحران پاسخی منسجم‌تر و پایدار‌تر یافت. منشأ این واکنش‌های متفاوت را در چه می‌توان دانست؟
     
    جنبش اشغال در رابطه با این بحران پیش آمد. در ابتدا امید زیادی می‌رفت با  درنظرگرفتن تعداد بسیار کثیر زیان‌دید‌گانِ بحران، ابعاد این جنبش بسیار  وسیع شود، ولی به حد انتظار نرسید و به قول شما دولت مستعجل بود.‌
     
    آیا می‌توان گفت بحران در آمریکا تا حدود زیادی مهار شده و اکنون  ایالات متحده آن را پشت سر گذاشته است، ولی اروپا همچنان با خود بحران و  تبعات و پیامدهای آن دست‌وپنجه نرم می‌کند؟
     
    در مورد علل کامیاب‌ نشدن این جنبش زیاد گفته و نوشته‌اند. فقدان آگاهی  عمومی و سیاسی مردم، که دهه‌ها به دور از آگاهی سیاسی، گِرد حواشی نگاه  داشته شده بودند، فقدان یا سرسپردگی بسیاری از اتحادیه‌های کارگری، محاصره  اطلاعاتی و امنیتی رهبران جنبش و کارکردِ نفوذی‌های بی‌شمار در آن، نبودِ  تشکل و نامشخص‌بودن شعارها و خواست‌ها، ماندن در درون سیستم و …، ازجمله  موارد ذکرشده است.
    سال‌های متمادی دولت‌ها به حریم افراد و تشکل‌ها نفوذ  کرده و از همه مسائل و حرکات آنها اطلاع داشتند. از جاسوسی اینترنتی که در  مورد دوست و دشمن اِعمال می‌شد، بایستی به‌موقع سوء‌استفاده می‌شد و به  وسیع‌ترین شکل ممکن نیز به‌کار رفت. من معتقد نیستم این دلیل آخری  تعیین‌کننده بود، ولی معتقدم در شرایط فقدان آگاهیِ سیاسی و صنفی، شعار و  رهبری منسجم، می‌تواند بسیار ضربه‌زننده باشد. مدارک و فیلم‌هایی که از  تعقیب و پیگیری فعالان جنبش با استفاده از آخرین تکنولوژی‌ها منتشر شده،  به‌راستی نگران‌کننده است و میزان نفوذ و توطئه دستگاه‌های اطلاعاتی را  می‌رساند. در آمریکا بنیه و قدرت سرمایه‌داری بیشتر بود و سرمایه‌داران  زودتر توانستند قدری -و نه کاملا- بر اوضاع تسلط نسبی یابند، اما دلیل عمده را شاید بتوان در نبودِ تشکل نیروهای مخالف دانست. در آمریکا تقسیم‌بندی  احزاب جمهوری‌خواه و دموکرات بسیار مؤثرتر بود. احزاب بزرگِ دیگر سال‌ها  بود که امکان ظهور و بروز نداشتند، یا سرکوب شده بودند. مردم کمتر از  اروپا، سیاسی بودند.
     
    در اروپا وضع قدری متفاوت بود و برخی از تشکل‌ها قبلا و حین بحران، امکان رشد یافتند و حتی در یونان، دولت تشکیل دادند، البته این امر به‌خودی‌خود خوب است، به شرط آنکه چپ بتواند آلترناتیو واقعی ارائه  کند. طبیعی است نیروهای سرمایه‌داری که هنوز قدرت برتر را دارند، هم برای  مقابله با آن و هم برای جلوگیری از پیروزی و گسترش آن به جوامع دیگر،  نهایتِ تلاش خود را به‌کار خواهند بست. من نمی‌دانم این مسیر به کجا ختم  می‌شود، ولی می‌دانم عواملی که دست‌اندرکار پیدایش آن بودند، برجا هستند و  اگر خود این حرکت پیروز نشود، به‌صورتی دیگر و از جایی دیگر سر‌بر خواهد  آورد؛ یعنی تا‌زمانی‌که مسئله استثمار وجود دارد، هر قدر هم مردم غیرسیاسی  شده باشند، پیدایش حرکات مبارزه‌جویانه ناگزیر است.
     
    ‌بسیاری، از‌جمله دیوید هاروی معتقدند بن‌بست کنونی در برون‌رفت از بحران، برمی‌گردد به ناتوانی تاریخی چپ در جهت‌دهی به اعتراضات گوشه‌وکنار جهان و این ناتوانی را نیز ناشی از تمرکز سنتی چپ بر تولید می‌دانند. هاروی راهبرد خود را حرکت از «کارخانه» به «شهر» برمی‌گزیند و دیگرانی بر  مبارزات افقی تاکید می‌کنند. دراین‌باره نظرتان چیست؟
     
    گفته دیوید هاروی درست است. پیدایش حرکات مبارزه‌جویانه گرچه ناگزیر است،  ولی اگر رهبری منسجم چپ وجود نداشته باشد، معلوم نیست به کجا ختم می‌شود. چپ باید دنیا را به‌صورتی که هست ببیند و تنها تضاد را صرفاً تضاد  سرمایه‌دار و کارگر نپندارد و از تمام تضادهای اجتماعی برای مبارزه استفاده کند. در گذشته، و حتی هنوز، عده‌ای صرفا دل به کارگر یدی بسته بودند، نه  به انسان‌ها با همه جوانب‌شان.
     
    ‌در کتاب پیکتی، سرمایه در واحد ملی بررسی شده و امپریالیسم در  تحلیل او جایی ندارد. این موضوع چقدر به تحلیل او ضربه زده است؟ سیرِ بسط و تحول نظریه امپریالیسمِ متفکران چپ از آغاز قرن بیستم تا به امروز -از  لنین و جان هابسن و کائوتسکی تا تحلیل امپراتوری نزد کسانی همچون نگری و  هارت- در این زمینه چه کمکی به فهم بهتر جریان سرمایه می‌کند؟
     
    این مسئله‌ای که مطرح می‌کنید بسیار درست و بجاست. پیکتی از مسئله  جهانی‌شدن سرمایه ناآگاه نیست، ولی تحول امپریالیستی در تحلیل او جایی  ندارد. او هنوز می‌کوشد سرمایه را در واحدهای ملی یا حداکثر قاره‌ای توضیح  دهد. اینکه سرمایه با باقیِ جهان چه می‌کند، بررسی نمی‌‌شود. سیادت سرمایه، ابدی تلقی می‌شود. کوشش او معطوف به کاهش موانع بازدارنده-‌از جمله شکاف  میان غنی و فقیر- از پیش پای گسترش آن است. او به مسئله مالکیت خصوصی بر  ابزار تولید معترض نیست و تنها می‌کوشد توزیع را قدری معتدل‌تر کند. تئوری‌های بروز عملکرد سرمایه‌داری و بالاخره امپریالیسم متعددند و ما  اینجا لازم نیست به آنها و تفاوت‌های آنها بپردازیم. امپریالیسم یک ایده  انتزاعی نیست و من نمی‌توانم مرحله‌ای ورای آن را در سرمایه‌داری تصور کنم. سال‌ها پیش زمانی که رایانه‌ها شیوع و کارکردی عمومی پیدا کردند، عده‌ای  متوهم تبلیغ می‌کردند آنچه از مناسبات تولیدی باقی می‌ماند، دیگر  سرمایه‌داری نیست. من و چند نفر از دوستان، مجموعه «جامعه انفورماتیک و  سرمایه‌داری» را ترجمه کردیم. خوشبختانه این توهم دیری نپایید، ولی توهمی  دیگر در پست‌مدرنیسم خود را نشان داد که حاکی از آن بود که در دنیای  پست‌مدرن دیگر سرمایه‌داری وجود ندارد. ما به‌دنبال آن با عده‌ای دیگر «پسامدرنیسم در بوته نقد» را ترجمه کردیم. ایراد کارِ همه این توهمات این  بود که سرمایه‌داری را به‌عنوان یک مناسبات تولیدی و سیستم نمی‌دیدند و  صرفا نوعی دادوستد تلقی می‌کردند.‌
     
    دو ترجمه از کتاب پیکتی به فارسی منتشر شده و چند ترجمه دیگر نیز در راه است. وضعیت ترجمه این آثار را چگونه می‌بینید؟
     
    من همه ترجمه‌ای که ابتدا از کتاب پیکتی منتشر شده است را مرور نکرده‌ام،  ولی مقدمه آن و نیّت ناظر آن‌ را ابداً نمی‌پسندم، و نه اساساً این‌گونه  نگرش به ترجمه را. در تورقی که در این ترجمه کرده‌ام، دقت و مهارت کافی در  آن ندیده‌ام. کار علمی با مسابقه انجام نمی‌شود. به‌هرحال، این ترجمه و  ترجمه‌های دیگری که در راهند برای کسانی که به اصل یا ترجمه‌های دیگر آن  دسترسی ندارند، می‌تواند مفید باشد.‌
     
    شما ازجمله مترجمانی هستید که کمتر کار ترجمه متون نظری را به شکل فردی دنبال کرده‌اید و همیشه در کتاب‌های مشخصی ردی از توصیه یا تأثیر شما در ترجمه آنها به چشم می‌خورد. تا چه حد ترجمه را کاری فردی می‌دانید؟ و  اگر چنین است آیا می‌توان از نوعی «سیاست ترجمه» سخن گفت؟ این قضیه در آثار خودتان چه ظهور و بروزی داشته؟
     
    در مورد سؤال آخر شما باید بگویم که من سال‌های سال تعدادی از متون نظری را به‌صورت انفرادی ترجمه می‌کردم. آنچه در این سال‌های اخیر اتفاق افتاده  است و در گذشته نبود، پیدایش تعداد قابلِ توجهی از مترجمان باذوق است که هم به مطلب احاطه دارند و هم به زبان. دریغ است که از وجود آنها استفاده  نشود. غالب این مترجمان در افق فکری موجهی قرار دارند. من وقتی متن مناسبی  را می‌یابم (علمی یا اجتماعی) و فکر می‌کنم که ترجمه آن برای خوانندگان  فارسی‌زبان مفید است، به آنها معرفی می‌کنم تا اگر مایل بودند به‌طور  انفرادی یا جمعی ترجمه کنند. این امر درعین‌حال که کار را تسریع و نه  شتاب‌آمیز می‌کند، چون چند نفر به آن می‌پردازند، می‌تواند متون بیشتری را  دربر گیرد. اگر ما به علل مختلف در تولیدِ دانش، هم‌پای جهان حرکت  نمی‌کنیم، حداقل می‌توانیم قسمتی از آنچه را در جهان تولید می‌شود، در  دسترس قرار دهیم. ترجمه یکی از مهم‌ترین راه‌هایی‌ است که چنین کاری را  میسر می‌کند. شما نگاهی به برخی از تألیف‌ها و نگارش‌های موجود بیندازید و  ملاحظه کنید غالبا برداشته شده (با یا بدون نقل قول) از دیگران است، بدون  ذکر واژه ترجمه. شما خواهید گفت و من نیز می‌دانم که برخی از متون نگارش و  منتشر‌شده به فارسی حاوی اندیشه‌هایی برجسته است. اینها باارزش، ولی نادر  هستند و امیدوارم بیشتر شوند. ما هنوز -و در آینده- به یادگرفتن از  اندیشه‌هایی که در سایر نقاط جهان تولید می‌شود، نیاز داریم. همان‌طور که  گفتم، ترجمه انفرادی یا جمعی برحسب شرایط یکی از مهم ترین راه‌هاست.
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    خسرو پارسا، نویسنده و مترجمی است که فعالیت خود را از سال‌های دور و مبارزه  سیاسی عملی علیه رژیم شاه در «کنفدراسیون دانشجویان ایرانی» و‌ «جبهه ملی» آغاز کرد. او در سال ١٣١۵ در تهران متولد شد و در سال ١٣۴٠ پس از اتمام  مقطع دکترا در رشته پزشکی دانشگاه تهران برای ادامه تحصیل به آمریکا رفت و  هم‌زمان با انقلاب به ایران بازگشت. پارسا باوجود همه گرفتاری‌ها و  مشغله‌هایش، به‌عنوان یک متخصص حاذق مغز و اعصاب در ایران همچنان دغدغه‌های گذشته خود را در نوشته‌ها و ترجمه‌هایش پی می‌گیرد و آرام و پیوسته پروژه  فکری خود را دنبال می‌کند. او همواره در ترجمه آثار کلاسیک مارکسیستی و  شناسایی آنها به خوانندگان ایرانی تلاش ویژه‌ای داشته است. سابقه مترجمی او به سال‌های قبل از انقلاب و ترجمه کتاب‌های جلد سفید مثل «صورت‌بندی‌های  ماقبل سرمایه‌داری»، «انقلاب دموکراتیک یا سوسیالیستی» و «منشاء خانواده،  مالکیت خصوصی و دولت» فریدریش انگلس بازمی‌گردد؛ کتابی که پارسا آن را در  زمان انتشار به زنده‌یاد مسعود احمدزاده تقدیم کرده بود و تا مدت‌ها به  اشتباه نام احمد‌زاده را به‌عنوان مترجم بر جلد خود داشت و در سال ١٣٨۴  توسط «نشر آگه» تجدید چاپ شد. «صورت‌بندی‌های اقتصادی پیشاسرمایه‌داری» اثر مهم مارکس نیز که در سال ١٣۵٣ در خارج از کشور ترجمه و منتشر شده بود  دوباره در سال ١٣٧٨ توسط نشر دیگر منتشر شد. در این کتاب که تعمدا تا  سال‌های متمادی پس از استقرار اتحاد جماهیر شوروی منتشر نشده بود رویکرد  بدیع مارکس به تحول تاریخی را درمی‌یابیم که چگونه و برخلاف نظر چپ سنتی،  جوامع نه از روی جبر خطی که هر یک بر حسب ویژگی‌های خود و ناشی از خصوصیات  فرهنگی و روانی افراد اجتماع، ‌شرایط جغرافیایی و حوادث طبیعی، حول عامل  زیربنایی اقتصاد تکامل می‌یابند.
    در کتاب «درباره تکامل مادی تاریخ: دو رساله و ٢٨ نامه» که توسط نشر  دیگر منتشر شده علاوه بر پیش‌گفتار پارسا مراحل رشد و تکامل انسان از دوران آغازین تا زمانی که اندک‌اندک از دست خود برای ابزار‌سازی، دامداری،  کشاورزی و ابداع شیوه‌های تولید و تقسیم سود جست، نشان داده می‌شود. همچنین در رساله «درباره ماتریالیسم تاریخی» شرحی را درباره تاریخ اقتصادی،  اجتماعی و سیاسی کشور انگلستان که پیش‌تر ذیل کتابی با عنوان سوسیالیسم  تخیلی و علمی منتشر شده بود، می‌خوانیم. در بخش انتهایی کتاب نیز متن  مکاتبات مارکس و انگلس را درباره برداشت‌های نادرست از ماتریالیسم تاریخی و نحوه شکل‌گیری و تکوین سوسیالیسم علمی می‌خوانیم که طی آن مهم‌ترین اصول و وظایف سیاسی طبقه کارگر در موقعیت‌های بسیار متفاوت و لحظات تاریخی تبیین  می‌شود.  از دیگر آثار پارسا که به صورت گروهی ترجمه شده، می‌توان به این  کتاب‌ها اشاره کرد: «خاستگاه آگاهی در فروپاشی ذهن دوجایگاهی» اثر جولیان  جینز، «شکل‌گیری حافظه از مولکول تا ذهن» نوشته استیون رز، گردآوری و ترجمه مجموعه مقالات «پسامدرنیسم در بوته نقد» و‌ «جامعه انفورماتیک و  سرمایه‌داری» نام برد.

    جمعی از زنان سنندج: "پرونده جنایت هتل تارا را به دادگاه مردمی می‌بریم"

    جمعی از زنان سنندج: "پرونده جنایت هتل تارا را به دادگاه مردمی می‌بریم" + ویدیو


    جمعی از دختران و زنان سنندج، با انتشار ویدیویی، ضمن محکوم کردن مرگ «فریناز خسروانی» و همدردی با خانواده وی، از اعتراضات مردم مهاباد حمایت و اعلام کردند: "پرونده این جنایت را به دادگاه مردمی می‌بریم."
    به گزارش کمپین دفاع از زندانیان سیاسی و مدنی، زنان سنندجی در این ویدیوی کوتاه، که به دلایل امنیتی در حاشیه این شهر ضبط شده، با خواندن بیانیه‌ای گفته‌اند "شعور اجتماعی و اراده زنان کُرد، از آن چیزی که بر سرشان می‌آید، آگاه بوده" و خواستار "تصویب و اجرای قانون ویژه امنیت کار زنان" هستند.
    متن ترجمه شده این بیانیه حمایتی که به زبان کُردی است در پی می‌آید.

    همانطور که اطلاع دارید در روزهای اخیر در شهر مهاباد، حادثه ناگوار خودکشی فریناز خسروانی در هتل تارای این شهر، برای تن ندادن به نقشه‌ی شوم بازرس مزدور و مالک هتل، دل هر انسان با وجدان و باورمندی را به درد آورد. فریناز برای دفاع از کرامت خود، شجاعانه به زندگی خود خاتمه داد.
    فریناز با مرگ خود وضعیت ناگوار و شرایط غیر انسانی قانونی، اجتماعی، فرهنگی، سیاسی حاکم بر زن کُرد را فریاد زد؛ فریادی که سال‌هاست در گلوی زنان کُرد خفه شده است. نبود حمایت از زنان و تهدید و فشار بر آنها از سویی و این بار نیز روشن شدن نقشه و برنامه‌ای شوم از سوی دیگر، هر لحظه زندگی زنان کُرد را تهدید می‌کند. این حادثه دلالت بر این نکته دارد که شعور اجتماعی و اراده مردم کُرد به ویژه زنان، از آن چیزی که بر سرشان آمده و می‌آید، آگاه است و در مقطعی مهم و حساس قرار دارد.
    اگر در جامعه قانونی و اجتماعی حاضر، تغییری حاکم نشود، آن چیزی که بر سر فریناز آمد، احتمال دارد سرنوشت هر دختر دیگری نیز باشد. به همین دلیل ضمن اینکه مراتب تسلیت خودمان را به خانواده فریناز می‌رسانیم، صدایمان و مطالبه‌مان را با خواست‌های برحق مردم بااراده و با وجدان شهر مهاباد یکی می‌کنیم و خودمان پرونده این جنایت را به دادگاه مردمی می‌بریم. و تاکید می‌کنیم جامعه کُردی اجازه تکرار اتفاقی اینگونه را نمی‌دهند. همچنین باید قانون ویژه امنیت کار زنان تصویب و اجرا شود و ما برای رسیدن به این خواست و مطالبه‌ی روا محکم ایستاده‌ایم.

    لینک ویدیویی را در یوتیوب کمپین دفاع از زندانیان سیاسی و مدنی ببینید.
    بخوانید: goo.gl/DqxqNkببینید: https://goo.gl/W4Gq7K--

    Aljazeera Arabic: Should We Kill All Alawites?